Benoît Roberge change à nouveau d'avocat
MONTRÉAL – L’ex-policier Benoît Roberge, soupçonné d’avoir vendu des informations aux Hells Angels, reviendra devant la Cour le 8 novembre prochain pour connaître la date de son enquête sur remise en liberté provisoire.
Benoît Roberge a de nouveau changé d’avocat, jeudi, lors de sa brève comparution, alors que Me Gérald Soulière s’est retiré du dossier pour des raisons qui n’ont pas été rendues publiques. Me Joëlle Roy devient ainsi la quatrième avocate à la représenter depuis son arrestation le 5 octobre dernier.
«Ce matin, un nouvel avocat est entré au dossier», a indiqué Me Jean-Pascal Boucher, porte-parole du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP). «Nous allons nous préparer pour la prochaine date qui a été convenue le 8 novembre prochain. Cela permettra aux avocats de discuter et de préparer la suite des choses dans le dossier.»
Bien que la prochaine procédure ne vise qu’à fixer une date, il est déjà acquis que l’accusé sera présent en Cour. Jeudi, contre toute attente, il était également présent puisque son consentement était requis pour un changement d’avocat.
Par ailleurs, le DPCP a délégué deux procureurs de la région de Québec, Me Maxime Chevalier et Me Paul Roy, pour piloter le dossier.
«Par souci de transparence et d’indépendance, le DPCP a mandaté deux procureurs de Québec, qui ne viennent pas de la région de Montréal et, donc, qui ne sont pas en contact ou qui n’ont pas été en contact avec des gens qui pourraient être impliqués dans le dossier», a expliqué Me Boucher.
Bien qu’il ait omis de la nommer, Me Boucher faisait référence à la conjointe de l’accusé, Me Nancy Potvin, dont la fonction de procureure de la Couronne dans le district de Montréal aurait pu créer un malaise auprès de procureurs chargés de poursuivre Benoît Roberge qui oeuvrent dans le même bureau qu’elle.
Benoît Roberge fait face à deux accusations liées au gangstérisme, une autre de tentative d’entrave à la justice et une d’abus de confiance.
Il a oeuvré pendant plus d’une dizaine d’années pour le Service de police de la ville de Montréal (SPVM) au sein d’escouades spécialisées dans la lutte contre le crime organisé, où il avait atteint le rang de sergent-détective et était considéré comme un enquêteur de premier ordre.
Il avait récemment pris sa retraite du SPVM et occupait, depuis le mois de mars 2013, le poste de chef du service du renseignement à Revenu Québec, qui l’a remercié il y a une semaine.
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