Moins de décideurs, moins de corruption, croit Michel Brûlé
Michel Brûlé veut favoriser l’intégrité à la Ville de Montréal en centralisant le pouvoir décisionnel.
«Moins il y a d’ânes, moins il y a d’âneries», a lancé le candidat à la mairie. S’il est élu, il accordera une autorité morale absolue à un secrétaire administratif omnipotent, choisi par le conseil municipal, «par qui tout passe et qui tire la sonnette d’alarme si nécessaire».
Pour éviter la corruption, M. Brûlé croit aussi que les entreprises sur la liste noire de l’Autorité des marchés financiers doivent y rester «ad vitam aeternam».
En conférence de presse jeudi, M. Brûlé s’est présenté comme un ambassadeur des chauffeurs de taxis et des commerçants. En tant que maire, il prendrait part chaque jour à une vidéo, diffusée sur le web ou une chaîne de télé, dans laquelle on le verrait prendre le taxi et visiter un commerce montréalais. Il souhaite aussi favoriser l’utilisation des taxis comme mode de transport complémentaire aux autobus à la Société de transport de Montréal (STM).
M. Brûlé met également de l’avant une réforme du système de Bixi. «C’est ridicule que les stations de Bixi prennent autant de place et que des camions transportent les vélos d’une station à l’autre. C’est un paradoxe environnemental», a-t-il estimé.
L’aspirant maire voudrait donc éliminer les bornes de stationnement des vélos, munir les bicyclettes de GPS pour que ce soit «impossible de les voler» et de systèmes de verrouillage qui permettraient que les usagers les laissent n’importe où. Pour trouver les vélos les plus proche, les usagers pourraient les géolocaliser. «Il faudrait trouver une mesure coercitive pour éviter que tout le monde les laissent en bas de la côte», a admis M. Brûlé.