Une nouvelle faculté inaugurée à l’UdeM
L’École de santé publique (ESPUM), la première faculté créée depuis 40 ans à l’Université de Montréal (UdeM), a été inaugurée mardi.
Trois départements autrefois regroupés sous la faculté de médecine, de même que l’Unité de santé internationale et une partie de l’Institut de recherche en santé publique de l’UdeM, constituent cette nouvelle faculté.
Pour le moment, les 225 professeurs et chercheurs, ainsi que les 630 étudiants de l’ESPUM sont répartis dans six sites différents. La moitié d’entre eux sont logés dans un pavillon sur l’avenue du Parc, à l’angle de la rue Jean-Talon.
«Ce n’est pas optimal. C’est fondamental que tout le monde soit regroupé, idéalement au centre-ville, près du Centre hospitalier de l’Université de Montréal, de la Direction de la santé publique et de l’Institut national de la santé publique», a estimé Pierre Fournier, doyen de l’ESPUM.
Une étude de faisabilité sera effectuée prochainement pour déterminer où et comment devrait être construit le nouveau bâtiment de l’école. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Pierre Duchesne a annoncé une aide financière de 1,865 M$ à cet effet.
Selon M. Fournier, plusieurs options seront examinées, toutes au centre-ville. Aucune n’a cependant été dévoilée. Le gouvernement et l’université envisagent toutefois déjà de faire construire un immeuble de 18 000 m2
Le précédent gouvernement avait annoncé que l’ESPUM devait occuper une partie du complexe de l’Îlot Voyageur, à l’angle Berri et de Maisonneuve, sur le site de l’ancienne gare d’autocars. Le gouvernement Marois a toutefois préféré un projet de tour à bureaux de Revenu Québec.
«Il n’y avait pas eu d’étude de faisabilité ni d’engagement financier, a affirmé M. Fournier. Là, on va pouvoir bien évaluer la situation et arriver avec un meilleur projet.»
Pour influencer les décideurs
Les chercheurs de l’ESPUM tentent de comprendre comment notre environnement physique, social et politique est susceptible d’affecter la santé de la population.
«Par exemple, une de nos études a démontré que la mise en place du système de BIXI avait fait augmenté le niveau d’activité physique de beaucoup de gens, et que cela avait une incidence sur leur santé. D’autres encore se sont penchés sur les impacts de la féminisation du corps médical, a expliqué M. Fournier. Tout ça dans le but d’influencer les politiques publiques qui pourraient nuire ou favoriser la santé.»