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Dérapages à la manifestation étudiante

Une première manifestation nationale contre la hausse des frais de scolarité a eu lieu jeudi à Montréal. Un groupe d’agitateurs a forcé la fermeture du pont Jacques-Cartier.

Près de 6 000 manifestants ont défilé sans heurts à partir de 13 h, entre le square Phillips et la place Émilie-Gamelin. À 15 h 30, un groupe a décidé de continuer la marche sur la rue Sainte-Catherine Est. Certains ont grimpé sur le tablier du pont Jacques-Cartier, causant la fermeture temporaire de celui-ci. Le Service de police de Montréal (SPVM) a rouvert la voie vers 16 h 45. Un autre groupe avait investi la chaussée d’un segment du boulevard René-Lévesque, qui a aussi été fermé.

Le mouvement compte désormais 62 000 grévistes à travers la province. «Avec ce nouveau cap franchi, on peut affirmer que nous sommes désormais dans une grève générale», assure Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiant (CLASSE). 

Par ailleurs, une polémique a éclaté plus tôt dans la journée. Des membres du Mouvement des étudiants socialement responsable du Québec (MESRQ) – qui approuve la hausse des frais de scolarité – disent être victimes d’intimidation de la part des opposants à la loi.

Arielle Grenier, porte-parole du MESRQ, a déclaré avoir lu un message désobligeant à son égard sur Facebook. «Je veux sa tête sur son bureau. Point final», aurait-elle reçu.

La CLASSE a condamné ces menaces tout en déplorant l’intimidation venant de l’autre camp. «Dans les deux cas, c’est condamnable», a affirmé M. Nadeau-Dubois. Les manifestations nationales devraient se poursuivre jeudi prochain à Québec.   

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