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La participation citoyenne à l’ère numérique

Photo: Raphael Desbonnet

Les médias sociaux ont bouleversé la façon classique de mener des consultations publiques. Cette participation citoyenne 2.0 et les défis qu’elle pose aux décideurs sont parmi les sujets au cœur de Wikicité, un colloque qui débute jeudi au Centre des sciences de Montréal. Des centaines d’élus, de chercheurs et de concepteurs de technologies novatrices y participent. Métro s’est entretenu avec Luc Doray, secrétaire général de l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM), qui a organisé l’événement.

Pourquoi avez-vous jugé important d’organiser Wikicité?
L’OCPM tient des consultations publiques depuis 12 ans, pour connaître l’opinion des Montréalais sur des grands projets immobiliers. Au fil des dernières années, les citoyens ont été très nombreux à faire parvenir leur commentaire par l’entremise de Facebook et de Twitter. Nous ne savons pas toujours comment considérer ces opinions. Sont-elles seulement instantanées ou réellement réfléchies? Wikicité va nous permettre de discuter de ces questions, mais aussi de voir quelles technologies pourront améliorer la participation.

Pourquoi tenir cet événement maintenant? Les médias sociaux existent depuis déjà de nombreuses années.
C’est vrai, mais ce n’est que récemment que nous avons vu un réel impact lors des consultations publiques. Au cours de deux dernières années, nous sommes passés de 500 fans Facebook à 4000. Plus de gens remplissent les questionnaires en ligne, suivent les consultations en webdiffusion, et partagent leur opinion directement sur le site web, le compte Twitter ou Facebook… C’est super de constater qu’ils sont plus nombreux à participer, mais leurs idées sont plus diffuses et moins détaillées. Nous voulons trouver les meilleurs moyens d’intégrer ces opinions à nos réflexions, qui nous mènent à faire des recommandations aux élus municipaux.

Qui participe à Wikicité?
Près de la moitié des 300 participants sont des fonctionnaires et des élus des trois paliers gouvernementaux, mais aussi des chercheurs de 12 différentes universités et des organismes qui présenteront des technologies comme les plateformes de cocréation, le crowdsourcing, la réalité immersive partagée, la cartographie interactive.

Vous avez notamment utilisé une cartographie interactive pour votre plus récente consultation sur le plan de développement de Montréal.
Oui, et c’était très intéressant de voir les citoyens interagir directement sur la carte et donner leur opinion sur des aménagements précis.

Considérez-vous l’option de mener des consultations strictement sur le web?
Non. Je souhaite plutôt trouver un bel équilibre entre méthodes classique et numérique. Pour les projets très locaux, par exemple, les assemblées sont physiquement très remplies. Tandis que pour les projets qui englobent tout Montréal, on remarque que le web apporte à un plus grand nombre de citoyens des occasions d’échange.

Wikicité, événement sur la participation citoyenne
Le 27 et 28 février au Centre des sciences de Montréal

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