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L’environnement, un enjeu au financement complexe

Photo: Yves Provencher/Métro

Des candidats des quatre principaux partis provinciaux se sont tous entendus lundi soir sur la complexité du financement des mesures liées à la préservation de l’environnement et à l’aménagement dans la métropole. Rassemblés à la Maison du développement durable, les candidats ont fait valoir leur vision environnementale lors d’un débat organisé par le Conseil régional environnement Montréal.

«Il y a un écart entre ce qu’on peut dire et ce qu’on peut faire» a prévenu d’emblée le ministre sortant de l’Environnement, Yves-François Blanchet.

Le candidat péquiste à entre autres défendu la stratégie nationale de mobilité durable annoncée par le gouvernement péquiste en février dernier qui prévoit l’augmentation de 30% de l’offre de services en transport en commun d’ici 2020. Il a également rappelé la difficulté pour Québec d’agir sur certains enjeux de juridiction municipale, telle que la gestion de l’agrile du frêne.

David Heurtel, député sortant du Parti libéral du Québec (PLQ) dans Viau, a plutôt insisté sur la nécessité de revoir les méthodes de financement pour se permettre de réaliser des projets environnementaux ou d’aménagement.

«Comment finance-t-on la STM? Il y a l’impôt foncier, et c’est à peu près ça», a déploré M. Heurtel, sans présenter d’autres solutions.

Bien que le PLQ soit en faveur d’un investissement massif en infrastructures à Montréal, le candidat a fait valoir la nécessité, d’abord, de revoir la gouvernance de la Ville.

«Il y a trop de structures et tout le monde travaille en silos», regrette M. Heurtel.

Du côté de la Coalition avenir Québec, le député sortant Stéphane Le Bouyonnec s’est dit davantage inquiet de la dette et du retour à l’équilibre budgétaire qu’aux problèmes soulevés lors du débat. Leur vision s’oppose donc à plusieurs projets de réaménagement tel que le recouvrement de l’autoroute Ville-Marie pour «remettre de l’argent dans les poches des citoyens».

La candidate de Québec solidaire (QS) Manon Massé à fait un plaidoyer pour une sortie imminente de la dépendance au pétrole. Mesures phares de la plate-forme du parti, la taxe sur le capital des entreprises financières et l’abolition du crédit d’impôt sur le gain en capital permettraient notamment d’investir à hauteur de 20G$ sur 5 ans dans le transport en commun, a lancé Mme Massé.

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