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Les professionnels de la santé protestent contre d’autres coupes

Photo: Google Street View

Les coupes de 3,3M$ au budget du plus gros hôpital de réadaptation du Québec menace l’habileté de l’établissement de poursuivre adéquatement sa mission, ont dénoncé mercredi plusieurs organisations syndicales.

Depuis la semaine dernière, des regroupements de professionnels de la santé et des services sociaux déplorent les compressions budgétaires qui affectent plusieurs établissements de santé de Montréal, à la suite du budget d’austérité du gouvernement de Philippe Couillard. Ils réfutent l’argument du gouvernement selon lequel les réductions budgétaires n’affecteront pas les services à la population.

Cette fois-ci, c’est l’Institut de réadaptation Gingras-Lindsay-de-Montréal (IRGLM) qui est sous les projecteurs. L’IRGLM offre présentement 200 lits et emploie 755 personnes. Il a un budget annuel de 35M$.

Constatant une diminution d’environ 10% de son budget, l’IRGLM fermera 24 lits en santé physique et abolira de nombreux postes de personnel spécialisé en réadaptation et en services psychosociaux au cours des prochains mois, selon l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) et la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Ces organisations étaient réunies mercredi matin pour un barbecue de solidarité pour protester contre ces coupes.

Les lits fermés étaient jusqu’à présent utilisés par des patients qui ont subit des chirurgies en orthopédie. «Maintenant, on va leur dire d’aller chez eux et de revenir en clinique externe pour leurs traitements. Mais ce sont des gens à mobilité réduite, qui ont de la difficulté à se déplacer, a fait remarqué Jean Lacharité, vice-président de la CSN. C’est une diminution évidente de la qualité des services pour ces gens.»

De son côté, la direction de l’Institut assure que ces mesures n’auront pas d’impact négatif sur la clientèle.

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Les employés du milieu de la santé ne sont pas les seuls à être inquiets. L’Association québécoise des établissements de santé et de services sociaux (AQESSS) affirme depuis le dépôt du budget provincial que la hauteur de l’effort demandé fait que plusieurs établissements devront couper dans les services. «On commence à en voir les effets», a remarqué Jean-Louis Laplante, porte-parole de l’AQESSS.

Selon M. Lacharité, des annonces de compressions sont à prévoir un peu partout au Québec à mesure que les agences de santé transmettront leurs budgets aux établissements. «La CSN sera partout où les syndiqués feront appel à nous», a-t-il déterminé.

Le ministre de la Santé Gaétan Barrette maintient que les compressions budgétaires n’affecteront pas les services aux citoyens.

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