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Les ambulanciers mettront en oeuvre des moyens de pression

Les victimes ont succombé à leurs blessures à l'Hôpital régional de Miramichi. Photo: Roxane Léouzon/Métro

Les ambulanciers de Montréal et de Laval n’accepteront plus d’heures supplémentaires s’ils n’obtiennent pas une rencontre satisfaisante avec le ministre de la Santé d’ici la fin du mois de juillet.

C’est l’un des trois moyens de pression que les membres de leur syndicat ont voté à 97,8% mercredi matin, à mettre en œuvre au moment qu’ils jugeront indiqué.

Les ambulanciers demandent principalement la création d’au moins 40 postes supplémentaires à temps plein pour combler les besoins de la population. Ils jugent que le temps d’attente des citoyens en détresse pour une ambulance est trop long à Montréal et à Laval.

Réjean Leclerc, président du Syndicat du préhospitalier, a affirmé que des temps de réponses sur des cas de priorités dites urgentes variant entre 20 et 45 minutes ont été observés. «On arrive pas toujours dans les temps médicalement requis, a affirmé M. Leclerc. On a compilé depuis quelque temps plus de 400 appels où le temps de réponse a été trop long, soit parce que l’ambulance partait de trop loin, soit qu’il y avait trop d’appels en attente.»

Les ambulanciers négocient depuis plus d’un an avec Urgence-Santé et estiment que les discussions stériles ont assez duré.

Un autre moyen de pression que les ambulanciers comptent mettre en place concerne la répartition des patients dans les centres hospitaliers. «D’habitude, Urgence-Santé réfère notre ambulance à un centre hospitalier en fonction de l’achalandage. Mais là, dans les cas où la condition du patient est stable, nous allons le conduire au centre hospitalier de son choix. L’administration n’aura plus le contrôle sur les paramédics en ce qui a trait à la répartition des cas bénins sur l’île de Montréal», a expliqué M. Leclerc.

M. Leclerc admet que même si le but des moyens de pressions est d’interpeler le gouvernement, ils pourraient avoir un impact sur la population.

Le ministre Barrette et Urgence-Santé n’ont pas répondu aux demandes d’entrevues de Métro.

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