Matricule 728 de retour en cour mardi
La policière Stéfanie Trudeau, alias «matricule 728», sera de retour en cour mardi.
Elle fait face à des accusations de voies de fait simples pour avoir arrêté violemment le musicien Serge Lavoie le soir du 2 octobre 2012 dans le Plateau–Mont-Royal.
L’agente devait comparaître le 6 mai dernier au palais de justice de Montréal, mais elle était absente. Aucun plaidoyer n’avait alors été enregistré.
Mme Trudeau est connue pour avoir aspergé des étudiants de poivre de cayenne lors d’une manifestation en mai 2012. L’incident a été filmé et la vidéo a été largement visionnée sur le site YouTube. La Direction des poursuites criminelles et pénales a par la suite décidé de ne pas déposer d’accusation contre la policière.
Au mois d’octobre suivant, l’agente 728 a procédé à une intervention musclée dans un immeuble de la rue Papineau. Elle a d’abord aperçu Rudy Orchietti sur la voie publique avec une bouteille de bière à la main. Après l’avoir plaqué au sol, elle s’en est prise à Serge Lavoie. Encore là, la policière a été filmée au cours de son intervention. Dans une conversation enregistrée à son insu dans la voiture ainsi qu’au poste de police, elle a traité les suspects de «rats», «de gratteux de guitare», «d’ostie de carrés rouges». Quatre personnes ont été arrêtées au terme de la soirée et accusée d’intimidation, de voies de fait et d’entrave au travail des policiers.
Dès que le Service de police de la Ville de Montréal, (SPVM) a été mis au fait de ses agissements, Stéfanie Trudeau a rapidement été désarmée et suspendue avec solde.
L’hiver suivant, en février 2013, l’agente Trudeau a été arrêtée à son domicile de Longueuil pour avoir proféré des menaces. Elle a rapidement été libérée pour recevoir de l’aide psychiatrique à l’hôpital de Sherbrooke. Elle a dû promettre de ne pas troubler l’ordre public et de ne pas se présenter dans les locaux du SPVM ou de la Fraternité des policiers de Montréal.
