Frédérik Nissen: pour l’amour de Montréal
Il est l’instigateur du Restaurant Day à Montréal, qui en sera à sa troisième édition dimanche. Il est aussi le créateur de l’outil de partage Givebox et du futur Karaoké public sur le Plateau à l’automne. L’entrepreneur Frédérik Nissen voit grand pour Montréal.
Qu’est-ce qui vous incite à faire autant de projets pour les Montréalais?
C’est mon esprit entrepreneur. Dès que j’ai le goût et l’idée pour un projet, j’appelle des amis et je le fais [bénévolement].
Pour le Restaurant Day, j’avais vraiment le sentiment que ça allait marcher, puisqu’il y a une grosse communauté de «foodies» à Montréal. C’est une question d’intuition.
Je réalise que ces projets rassemblent toujours des communautés autour d’une même idée. [À l’automne, on va rassembler] la communauté de karaoké à Montréal, et le Restaurant Day rassemble les gens qui tripent bouffe. Je travaille aussi en ce moment à rassembler les communautés des ruelles, avec un festival culturel de ruelles dans chaque arrondissement de Montréal, l’an prochain.
Pourquoi voulez-vous les rassembler?
Le défi, à Montréal, c’est de sortir un peu du Plateau, et de découvrir de nouveaux arrondissements, de nouvelles cultures. La bouffe, c’est au cœur de nos vies et c’est la meilleure manière de rencontrer de nouvelles personnes. Il y a également beaucoup de choses à faire pour qu’on ait davantage de vie de voisinage.
Qu’est-ce que ça apporte aux Montréalais?
Je travaille en tourisme, alors je veux que Montréal soit reconnu à l’international. Le Restaurant Day aide beaucoup. En ce moment, toutes les autres villes dans le monde nous regardent, parce que notre nombre de restaurants pour l’événement vient d’exploser. Les Montréalais devraient être très fiers de cet événement: ça les représente vraiment et ça entre de plus en plus dans la culture montréalaise.
On voit beaucoup de grands événements au centre-ville, mais je pense que le vrai Montréal se passe aussi à petite échelle, à tous les coins de rue.
C’est ce que vous essayez d’apporter avec tous vos projets?
Exactement. Favoriser l’éclosion de la personnalité montréalaise.
Qu’est-ce qui manque à Montréal?
Mon rêve serait qu’on lance un mouvement à Montréal, qui représente bien la montréalité, et que d’autres villes dans le monde aient le goût de l’adapter chez eux. Le Restaurant Day vient de Helsinki, [en Finlande], et il y a maintenant 200 villes dans le monde qui l’ont adopté.
Comment se déroule l’organisation de la troisième édition à Montréal?
C’est rendu gros, c’est fou! On a commencé en février, puis en mai, avec 12 ou 14 restaurants. Grâce à notre équipe, il y a beaucoup de monde qui ont joint le projet, qui ont mis beaucoup de leur temps. On a fait une vidéo, et c’est devenu viral.
Nous sommes la 2e ville au monde où il y a le plus de restaurants au Restaurant Day, avec 50 emplacements différents. Nous sommes en train de battre Helsinki, où le mouvement a commencé, avec ses 70 restaurants. C’est en train d’exploser!
Pour plus d’information sur les évènements à venir, visitez le site du Restaurant Day et du Karaoké public.