Avenir des CLD: une décision attendue sous peu
Les neuf Centres locaux de développement (CLD) et les neuf Corporations de développement économique communautaire (CDEC) de Montréal s’attendent à être fixés sous peu quant à la reconfiguration de leur réseau.
«On a soumis des scénarios. Il y aura réduction du nombre d’organisations, mais combien? On attend de voir la réponse de M. Coderre. J’ai l’impression qu’on devrait savoir cela à la fin mois de janvier», a indiqué lundi le directeur général de la CDEC Centre-Nord, Denis Sirois.
Le maire de Montréal, Denis Coderre, qui est responsable du développement économique au sein du comité exécutif, parlera de l’avenir des CLD et des CDEC vendredi, durant une table des maires. Il doit rendre sa décision finale de façon imminente, a indiqué son attachée de presse, Catherine Maurice.
Dans le pacte fiscal convenu cet automne entre Québec et les municipalités, il a été décidé que les CLD et les CDEC, qui soutiennent les initiatives en entreprenariat, seraient abolis et que leurs responsabilités seraient transférées aux villes. À Montréal, les organismes de développement économique seront préservés, mais leur nombre sera réduit en raison de la baisse du financement.
Les 18 organisations vouées au développement économique montréalais se partageaient une enveloppe de quelque 14M$. Celles qui survivront devront remplir leur mission avec 7,5M$. Les CDEC pourront pour leur part compter sur un financement supplémentaire du gouvernement fédéral, qui dépasse le million de dollars par année pour l’ensemble de la ville.
«Le maire a donné peu d’indications [sur son plan de reconfiguration], a confié la vice-président de la CSN, Véronique De Sève, qui siège aussi au conseil d’administration de la CDEC Centre-Sud/Plateau Mont-Royal. Il a dit qu’il y a [présentement] 18 CLD/CDEC, mais qu’il y en aura que 6. Après cela, il y a eu des discussions et il y a eu une ouverture à un peu plus [d’organismes] mais pas trop. À part cela, on n’a pas d’autres indications. C’est inquiétant.»
Les directeurs des CDEC et des CLD ont notamment proposé d’abaisser le nombre d’organisations à 12, ce qui leur a été refusé par la Ville pour des questions financières.
Le conseiller du Mile-End, pour Projet Montréal, Richard Ryan, a déploré la diminution du nombre de CDEC et de CLD dans la métropole. «On aurait souhaité que la Ville de Montréal prenne quelques millions dans son enveloppe de développement économique pour les rajouter dans le développement économique local», a-t-il dit. Il a qualifié ces organisations «d’usines à succès» qui comprennent les réalités des quartiers et répondent aux besoins aux entrepreneurs du coin.
Même son de cloche pour Véronique De Sève. «Quand il y aura des mégastructures sur des mégaterritoires, comment aura-t-on ce souci d’être présent sur ces territoires», a-t-elle dit. Elle s’est aussi inquiétée pour les employés qui sont dévoués au développement économique de leur quartier.