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Gouvernance scolaire: la communauté anglophone en mode solution

Deux personnes ont été arrêtées vendredi matin par l'Unité permanente anticorruption (UPAC) en lien avec un stratagème de fraude mis en place à la Commission scolaire anglophone Lester-B.-Pearson (CSLBP).
Le siège social de la Commission scolaire Lester-B.-Pearson Photo: TC Media / Archives

La communauté anglophone du Québec est à la recherche de solutions pour conserver les élections scolaires et, du même coup, faire respecter ses droits constitutionnels.

Un comité de travail a été formé pour étudier différents scénarios qui feraient en sorte que la communauté anglophone soit partie prenante de la gestion des commissions scolaires anglophones, comme le prescrit la Constitution canadienne. Cette initiative répond à la demande du ministre de l’Éducation, François Blais, qui souhaite recevoir des propositions de la part des anglophones sur la gouvernance scolaire.

«Les écoles anglophones au Québec sont les seules institutions que la minorité anglophone continue à gérer et dont elle a le plein contrôle, a expliqué mercredi le président par intérim de l’Association des commissions scolaires anglophones du Québec, Stephen Burke. On ne peut pas se permettre de perdre cela.»

L’ancienne députée libérale, Marlene Jennings, présidera le comité de travail. Elle sera accompagnée par des dirigeants du milieu de l’éducation, d’enseignants et de parents. Deux experts en droit constitutionnel, qui n’ont pas encore été choisis, participeront aussi aux travaux.

«Notre groupe étudiera tous les scénarios possibles, incluant les élections au suffrage universel, pour s’assurer que nos droits constitutionnels soient respectés», a dit Mme Jennings. Cette dernière a notamment évoqué la possibilité d’organiser les élections scolaires en même temps que les élections municipales ou même de créer des collèges électoraux.

M. Burke a préféré ne pas se prononcer sur l’idée lancée par le ministre Blais de remplacer les conseils des commissaires, qui chapeautent les commissions scolaires, par des conseils d’administration. «[Le comité de travail] travaillera de façon autonome, a-t-il dit. Il n’est pas au service de l’Association des commissions scolaires anglophones.»

Les anglophones de partout au Québec seront invités à alimenter la réflexion du groupe de travail. Celui-ci doit déposer son rapport au mois de septembre. Ses recommandations pourraient aussi servir aux commissions scolaires francophones pour justifier le bien-fondé des élections scolaires. «Ce serait merveilleux», a dit Marlene Jennings.

Lors des dernières élections scolaires, le taux de participation s’est élevé à 4,85% au sein des commissions scolaires francophones et à 17,26% dans les commissions scolaires anglophones. L’ancien ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, avait manifesté son intention d’abolir les élections scolaires. Ce projet a été confirmé par son successeur, François Blais. Ce dernier doit déposer cet automne un projet sur la gouvernance scolaire.

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