Le Plateau-Mont-Royal réclame un allègement fiscal lors de travaux
En réponse au cri du coeur lancé des commerçants de la rue Rachel, le Plateau-Mont-Royal demande que la ville-centre diminue de 25% la taxe d’affaires des commerçants qui sont affectés par les grands chantiers. L’arrondissement se dit même prêt à renoncer au 5% de l’assiette fiscale qui lui revient.
«C’est surtout un geste symbolique, parce que notre 5% ne réglera pas les problèmes des commerçants, mais on espère que la ville-centre emboîtera le pas. Nous devons aussi étudier la question, puisque c’est la ville-centre qui perçoit les taxes foncières», indique la conseillère d’arrondissement, Christine Gosselin.
Rappelons qu’une quarantaine de commerçants de la rue Rachel ont mis en vente symboliquement leur commerce pour dénoncer les politiques de stationnement et d’apaisement de la circulation de l’administration Ferrandez, mais aussi critiquer le chantier de la ville-centre qui perdure sur l’artère depuis 2012.
Les élus du Plateau-Mont-Royal réclament également une meilleure planification des travaux. Actuellement, dans l’arrondissement, trois chantiers majeurs sont en cours, soit ceux du boulevard Saint-Joseph et des rues Saint-Denis et Rachel.
«Il faut se questionner sur la nécessité de faire tous ces travaux en même temps. Aussi, il n’est pas normal qu’un chantier s’échelonne sur quatre ans, comme c’est le cas sur Rachel. Forcément, ça a des impacts importants sur le commerce», souligne Mme Gosselin.
Si l’administration Coderre accepte cette proposition, cela serait du jamais vu à Montréal, mais qui existe déjà dans plusieurs villes nord-américaines.