Valoriser les frênes victimes de l’agrile
Les municipalités québécoises victimes de l’agrile du frêne ont désormais à leur disposition un programme de valorisation des milliers d’arbres actuellement coupés à la suite des ravages de cet insecte exotique.
«Dans une perspective de développement durable, il est primordial de trouver d’autres solutions de rechange pour ce bois que la réduction en copeaux, tout en empêchant la propagation de l’insecte et en créant de la valeur ajoutée pour les entreprises québécoises, notamment par la transformation du bois en planches, pâtes et papier», lance Pierre Lussier, directeur du Jour de la Terre Québec et instigateur du programme On Frêne!
Valoriser le bois de frêne passe notamment par le fait d’abattre les arbres d’une façon particulière et nécessite des engins spécialisés d’entreprises forestières qui se déplaceront dans les municipalités participantes. Le Conseil de l’industrie forestière du Québec est en effet partenaire du programme.
Les municipalités et les propriétaires forestiers participants y trouveront un avantage financier, en n’ayant moins de sommes à dépenser pour se débarrasser des arbres contaminés abattus.
Actuellement, les frênes abattus sont généralement mis en copeaux et compostés, parfois brûlés ou même enfouis. Pourtant, trois frênes matures ayant un diamètre de 30cm à hauteur de poitrine permettent de produire 60 000 feuilles de papier qui sont généralement recyclables jusqu’à 7 fois. On peut aussi, avec ces trois frênes, fabriquer 7 planches de 1x2x6 po souligne l’organisme Jour de la terre Québec.