Actualités
17:06 9 novembre 2015

Un faux projet de développement à la Dix30 alerte les citoyens du Plateau

Un faux projet de développement à la Dix30 alerte les citoyens du Plateau
Photo: Collaboration spéciale

Le projet d’un complexe regroupant une boîte de nuit, un restaurant et six spas, annoncé sur le site de l’ancienne station-service Esso sur l’avenue du Mont-Royal, n’est fort probablement qu’un canular. Mais la nouvelle a tout de même fait le tour des réseaux sociaux, faisant craindre aux résidents du quartier l’arrivée d’un mini-Dix30.

«The gas station Mtl», le centre de divertissement fictif, a été annoncé cette fin de semaine par l’entremise d’une affiche sur la clôture entourant l’ancienne station-service. Une vidéo a aussi été partagée sur Internet, annonçant la réalisation à l’été 2016. Les farceurs ont même créé un site web, ainsi que des comptes sur les divers plateformes de médias sociaux.

Impossible pour le moment de savoir qui est derrière ce projet, mais le directeur général de la Société de développement de l’avenue du Mont-Royal(SDAMR), Charles-Olivier Mercier, se veut rassurant: il ne s’agirait que d’un coup publicitaire.

«C’est évidemment un canular. C’est un collectif qui tente de faire un coup de publicité», affirme M. Mercier.

Tel que le Journal Le Plateau l’expliquait la semaine dernière, rien n’a encore bougé dans le dossier de la station-service; la pétrolière n’a toujours pas fourni l’ensemble des permis pour la démolition. Par la suite, l’entreprise aura 6 mois pour détruire la structure, puis 24 mois pour décontaminer le site.

Rappelons que la réhabilitation d’un site requiert l’approbation des plans par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la lutte aux changements climatiques. Le terrain sera donc prêt, dans un scénario optimiste, dans deux ans et demi. Par la suite, un tel projet nécessiterait une dérogation du conseil d’arrondissement qui pourrait prendre jusqu’à huit mois. Un projet ne pourrait vraisemblablement voir le jour qu’en 2019.

Au moment d’écrire ces lignes, il n’a pas été possible de joindre le service des communications de l’Impériale Esso à Calgary.