Trois policiers sauvent la vie d’un père de famille
L’intervention rapide de trois policiers participant à un match amical de hockey a permis de sauver in extremis la vie d’un LaSallois de 56 ans, qui venait de s’effondrer sur le banc des joueurs, victime d’un arrêt cardiaque, à l’aréna Jacques-Lemaire le matin du 14 décembre.
Carlo D’Onofrio, 56 ans, a miraculeusement survécu grâce à l’intervention des policiers Jean-Pierre Brabant, Mario Lalande et François Doucet. Ces derniers ont entrepris les massages de réanimation et ont pu le ramener à la vie en utilisant le défibrillateur de l’aréna.
«On l’a mis sur le dos et il était incapable de parler, de sortir la langue et de bouger son bras. On a appelé le 911 et l’agent de sécurité de l’aréna, Alexandre Jacazio est allé chercher le défibrillateur en courant», raconte le policier Jean-Pierre Brabant, qui est aussi connu comme porte-parole du Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM).
«Il a fallu lui donner un choc avec l’appareil et notre joueur a repris conscience, avant que les ambulanciers et les pompiers arrivent en moins de cinq minutes», poursuit l’agent, qui a réussi le sauvetage en compagnie de ses confrères Mario Lalande, de LaSalle, et François Doucet.
Drame évité
L’incident a failli prendre une tournure dramatique. «Pendant 30 à 40 secondes, nous l’avions perdu. Son cœur a cessé de battre et en lui donnant le choc, ça l’a ramené. Quand les premiers répondants sont arrivés, il était conscient», explique M. Brabant.
Aux dernières nouvelles, la victime, qui avait une artère bloquée à 99%, était toujours au CUSM, selon sa fille de 24 ans, Elza.
«Les médecins ont débloqué son artère et il attend les résultats d’autres tests. Il a su qu’il n’y a pas trop de dommages à son cœur», explique la jeune femme, qui avoue avoir eu tout un choc en apprenant la nouvelle, tout comme sa mère, Céline Sauvé, et son frère Mathieu, 14 ans.
«Le lendemain, je me suis réveillée en pensant qu’il aurait pu mourir. Ce sont les policiers et le défibrillateur qui l’ont sauvé. Ça prend quelques secondes pour que les choses changent dans la vie. En même temps, je me suis sentie contente du fait qu’il était bien entouré à l’aréna, parce qu’ailleurs, dans l’auto ou seul, il n’aurait peut-être pas survécu», explique Elza.
«C’est un des plus beaux sentiments de ma vie de ramener quelqu’un à la vie, surtout à une semaine de Noël. L’homme de 56 ans pourra passer Noël avec son épouse et ses enfants», confie Jean-Pierre Brabant.
Les sauveteurs ont été profondément touchés de constater les réactions des autres joueurs, témoins de l’événement.
«Plusieurs étaient bouche-bée devant cette intervention très intense. Quand on vit une situation comme ça, ça vient nous chercher profondément», explique le policier sauveteur.
Chaque lundi matin depuis plusieurs années, des policiers en congé jouent au hockey à l’aréna du boulevard Champlain. Jean-Pierre Brabant tient à souligner que «la Ville a pris la meilleure décision au monde en équipant les arénas de défibrillateurs, qui permettent de sauver des vies».
Il y a environ six mois, M. Brabant a suivi une formation sur le défibrillateur et c’était la première fois qu’il l’utilisait sur quelqu’un.
Cette histoire n’est pas sans rappeler un incident similaire survenu il y a un an dans un aréna de Granby, où un résident de Saint-Césaire a été sauvé grâce à défibrillateur, alors qu’il jouait aussi au hockey.
Les deux arénas de LaSalle sont dotés de défibrillateurs depuis 2012 et on trouve aussi de ces appareils, qui valent environ 2500$ chacun, à la mairie d’arrondissement, à l’Aquadôme, à la bibliothèque L’Octogone, au centre Henri-Lemieux et aux Travaux publics. Et l’arrondissement prévoit en ajouter dans les chalets de ses sept piscines extérieures à l’été 2016.


