Grève en éducation, 3 jours d’école de plus à la CSPI
Pour compenser les jours de grève de 2015, les élèves de la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île (CSPÎ) retourneront à l’école trois jours de plus, ce printemps, pour rattraper les heures manquées.
«Ainsi, les élèves n’auront perdu que cinq jours, s’il n’y a pas d’autres journées de grève organisées», explique le président de la CSPÎ, Miville Boudreault.
Les dates sélectionnées, soit les 18 avril, 6 et 20 mai, sont des journées pédagogiques amovibles que la CSPÎ peut utiliser à son gré. Elles sont habituellement prises lors d’événements de force majeure, tels que des bris d’aqueduc ou de fortes tempêtes.
«Nous utilisons rarement ces journées en raison de la météo. Nous avons décidé de prendre le risque qu’il n’y ait aucun événement de force majeure dans le reste de l’année scolaire et de les utiliser dans cette situation», souligne M. Boudreault.
Le Syndicat de l’enseignement de la Pointe-de-l’Île (SEPÎ) n’est pas satisfait de la décision, mais reconnaît que la CSPÎ était dans son droit d’agir ainsi.
«Les enseignants ne seront pas heureux, car ils perdent des journées pédagogiques où ils effectuaient la préparation de leur cours ou faisaient des suivis avec leurs collègues. Toutefois, la commission scolaire respecte l’entente annuelle au sujet de ces journées», mentionne Luc Ferland, président de la SEPÎ.
Pour M. Boudreault, il était important de faire quelque chose pour aider les élèves. «Notre priorité est la réussite de nos élèves», indique-t-il.
La CSPÎ informera les parents au cours des prochaines semaines de ces changements dans le calendrier scolaire.