Montréal

Une application mobile pour trouver des loisirs aux jeunes handicapés

Une application mobile pour trouver des loisirs aux jeunes handicapés
Photo by: Captures d'écran

Trouver des activités de loisirs qui puissent accueillir un enfant handicapé est souvent un casse-tête pour les parents, selon plusieurs intervenants. Un centre de recherche montréalais lancera prochainement la version pour Androïd d’une application qui leur offre une solution.

Nommée Jooay, l’application gratuite recense au Québec plus de 5 000 camps de jour et activités sportives, artistiques et sociales adaptés pour des jeunes ayant divers handicaps. Il est possible de faire une recherche géolocalisée par type de handicap.

Keiko Shikako-Thomas et Annette Majnemer, chercheuses au Centre de recherche interdisciplinaire en réadaptation du Montréal métropolitain, en ont eu l’idée dans le cadre d’un projet de recherche en 2013, qui concluait que de nombreux enfants handicapés n’avaient pas d’activités de loisirs parce que leurs parents ne réussissaient pas à en trouver.

C’est un constat que fait également Marine Gailhard, coordonnatrice des programmes au Centre d’intégration à la vie active, qui offre des activités aux personnes ayant des déficiences physiques, comme du basketball en fauteuil roulant. «La plupart des gens ne nous connaissent pas. Eux cherchent des activités, et nous, on cherche à en offrir», a souligné Mme Gailhard.

[bignumber number= »800″]Environ 800 personnes ont téléchargé la version IOS de Jooay, lancée en mars 2015 pour cinq provinces canadiennes. Elle pourrait toutefois bénéficier aux quelque 275 000 jeunes handicapés de moins de 25 ans du Québec.[/bignumber]

Le Dr Pierre Marois, physiatre au Centre de réadaptation du CHU Sainte-Justine, trouve cet outil tout simplement extraordinaire. «C’est super important pour les jeunes qui ont une déficience motrice de faire des activités physiques. Ça a des impacts sur les plans psychologique et moteur», a-t-il affirmé, tout en reconnaissant que même les professionnels des centres de réadaptation de connaissent pas tous les services disponibles.

Mme Shikako-Thomas et Mme Majnemer sont maintenant à la recherche de fonds récurrents pour assurer la pérennité et l’amélioration de leur application, de même que pour en faire la promotion. C’est qu’un travail important et continu doit être fait pour garder leur base de données d’activités à jour. Elles voudraient également créer un espace de discussion sur l’application, qui permettrait aux parents d’échanger de l’information et de signaler leurs besoins. «Une telle récolte d’information pourrait être utile pour les décideurs», estime Mme Shikako-Thomas.

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