Premier gala mensuel IWS: soirée électrisante de lutte à DDO
Une centaine de fans de l’International Wrestling Syndicate (IWS) se sont réunis samedi dernier au gymnase Coexiste Crossfit sur la rue Montrose, à Dollard-des-Ormeaux.
Il est 20h30 lorsque commence le premier combat sur le ring. Après un premier match expéditif, le manager Nic Paterson et les lutteurs Velvet Jones et White Chocolate, un mastodonte de 450 livres, s’amènent sur le ring afin de provoquer la foule et de se lancer dans une tirade contre le champion des poids lourds Black Dynamite.
Le lutteur noir, Velvet Jones, accuse en anglais Dynamite d’être un «fake black man» (un faux Noir), et même un «undercover honkey». La scène est cocasse à souhait et le public en redemande.
«Nos fans peuvent vivre par procuration à travers nos personnages, dans le même genre d’univers qu’on trouve au cinéma, à la télévision ou dans une bande dessinée, explique l’entraîneur en chef de l’organisation, Andrew Stott. La différence, c’est que la lutte est le seul art où un membre de l’audience peut avoir un impact sur l’action».
Combat de championnat
Après avoir chassé Jones et Paterson du ring, Dynamite, commence son duel avec Chocolate à qui il concède plus de 200 livres.
Le combat est ponctué de prises qui mettent en valeur le physique imposant du lutteur vêtu de blanc. Il soumet notamment le champion à un «banzaï drop», prise popularisée par le regretté ancien champion de la World Wrestling Entertainment WWE, Yokozuna.
Sautant de la deuxième corde sur le champion étendu sur le sol, l’imposant White Chocolate atterrit violemment sur le pauvre Dynamite qui évitera miraculeusement le compte de trois après l’impact.
«Un bon match raconte une bonne histoire. On veut réduire les éléments de l’intrigue à leur plus simple expression: c’est un bon gars contre un méchant et on veut voir le négligé réussir. C’est comme le film de Rocky ou un récit biblique», explique Stott.
Après avoir repris le dessus sur son adversaire, Dynamite effectue un spectaculaire saut de la troisième corde et l’emporte sous les cris de la foule.
«Hardcore»
L’IWS, fondé en 1998, était à l’époque une organisation résolument tournée vers la lutte «hardcore» où tous les coups sont permis. L’usage des chaises, des échelles et tables y est encouragé. Selon le cofondateur Nic Paterson, seulement 10 % des combats entre maintenant dans cette catégorie.
Malgré quelques coups de chaise ici et là et l’utilisation de tables durant la soirée, il faut attendre au dernier combat pour voir un véritable affrontement «hardcore».
Le légendaire Green Phantom, membre de l’organisation depuis 1998, affronte un dénommé Viking qui arrive flanqué de deux ninjas brandissant des bâtons de bois. Le lutteur attaque son adversaire avec ses souliers dès le début de match, mais le regrette, nu pied, lorsque Green Phantom répand un sac de punaises en métal sur le ring. Le vétéran en rajoute en projetant son adversaire sur le sol.
Le combat se transporte à l’extérieur de l’arène sous les encouragements des spectateurs qui doivent se déplacer pour éviter d’être heurtés par les combattants. Viking l’emporte finalement grâce à l’intervention de ses deux alliés ninjas.
Le prochain gala de l’IWS, qui sera intitulé Bloodstream, aura lieu le 30 avril à Dollard-des-Ormeaux.
Essor
L’IWS est présentement en plein essor alors qu’elle présente désormais un spectacle chaque mois.
De plus, près de 1000 personnes ont assisté à un gala au Métropolis au centre-ville de Montréal qui mettait notamment en vedette l’ancien de la World Wrestling Entertainment (WWE), Rey Mysterio. L’évènement a coûté près de 50 000 $ à produire, un record pour l’IWS.
Deux anciennes vedettes de l’IWS, Kevins Owens et Sami Zayn participeront dimanche prochain au fameux gala annuel Wrestlemania dans un combat où six lutteurs s’affronteront pour l’obtention du championnat intercontinental.





