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11 ménages sans logis à Montréal le 1er juillet

Photo: PC

Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) recense 11 ménages montréalais n’ayant pas réussi à trouver un logis lors de la grande période de déménagement du 1er juillet.

C’est nettement plus que l’année dernière, où 3 ménages étaient dans la même situation. Le FRAPRU affirme par contre que ces données datent de vendredi et qu’elles pourraient avoir évolué depuis.

L’organisme explique cette hausse par le manque de logements familiaux et le prix élevé des logements à Montréal. «Ce qui se construit en ce moment ne répond pas aux besoins des familles», a suggéré le coordonnateur du FRAPRU, François Saillant, lors d’un point de presse dimanche.

Le FRAPRU en a d’ailleurs profité pour dresser un bilan de la situation du logement au Québec. Le marché du logement locatif semble en pleine explosion au Québec, alors que 53% plus de logements ont été mis en chantier en 2015 par rapport à 2014.

En 2016, la croissance semble encore plus forte, ce qui fait que, si la tendance se maintient, plus de logements locatifs que de condominiums seront mis en chantier en 2016, une première en 20 ans, selon le FRAPRU. Lors du premier trimestre, les mises en chantier de logements locatifs ont été deux fois plus importantes que pendant la même période l’année précédente, affirme le FRAPRU.

À Montréal, l’organisme parle de «hausse spectaculaire». Le 1er juillet 2015, il y avait 56 logements locatifs en chantier sur l’île de Montréal; cette année, ce sont plutôt 1445 logements locatifs qui sont en construction.

Pour M. Saillant, ces chiffres montrent clairement que le marché locatif est profitable, contrairement à ce qu’avancent certaines analyses. Par contre, il tient à tempérer ce qui pourrait sembler une constatation positive pour les Montréalais, qui sont à majeure partie des locataires.

«Tout ça peut apparaître réjouissant, mais ce qu’il faut se demander, c’est à qui ça va profiter, et à quel prix?», s’est-il interrogé en point de presse dimanche.

Il fait remarquer que plusieurs gros projets de logement locatifs sont actuellement en chantier, dont plusieurs où les loyers atteignent des niveaux prohibitifs. M. Saillant avance que, dans deux grands projets présentement en chantier, les loyers peuvent atteindre 2600$ par mois.

«On s’entend qu’à 2600$ par mois, on ne s’adresse pas au locataire traditionnel ou au locataire à faible revenu», s’est-il désolé.

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