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Sort incertain pour un «sanctuaire» pour chats

Sort incertain pour un «sanctuaire» pour chats
Photo by: Chrystian Hamel

Chrystian Hamel accueille des chats errants et s’en occupe sur son terrain de la municipalité de Harrington, dans les Laurentides. Il en a 61, actuellement. La municipalité a toutefois récemment modifié son règlement sur le contrôle des animaux pour n’en permettre que quatre.

Avec sa conjointe, Chrystian Hamel s’occupe de chats errants et abandonnés. «La plupart des chats qui sont ici vont terminer leur vie ici, c’est pour ça que j’appelle ça “sanctuaire ” plus que “refuge”», fait-il valoir à TC Média. Certains des chats qui ont trouvé leur place au «Paradis en nature» de M. Hamel seront donnés en adoption, mais «beaucoup de ces chats sont plus ou moins sauvages, et les gens, ce qu’ils veulent, c’est des petits chats attachants».

Une modification récente au Règlement sur le contrôle des animaux de la municipalité de Harrington stipule que dorénavant, un maximum de quatre animaux de compagnie sont acceptés par propriété (le nouveau règlement n’est toutefois pas accessible publiquement). Ce changement choque M. Hamel. «J’ai rencontré le maire. Il ne comprenait pas que ma conjointe et moi, on est des simples citoyens qui ont à cœur la vie des chats errants. On n’est pas un commerce.»

Les chats sont stérilisés, vaccinés et vermifugés. «Les chats sont confinés en tout temps sur le terrain de M. Hamel. Ils ont libre accès à la maison et à une grande cour clôturée, […] sans possibilité de fuite», peut-on lire dans une lettre d’appui à M. Hamel, datée de lundi, que la SPCA de Montréal a fait parvenir au maire de Harrington et aux conseillers municipaux.

«C’est assez scandaleux quand on y pense, a laissé savoir à TC Média Me Sophie Gaillard, de la SPCA de Montréal. Au lieu de reconnaître la contribution sociale de ces gens, qui bénévolement et sans aucune contrepartie se chargent de recueillir et de stériliser des chats errants pour éviter leur reproduction qui pourrait être nuisible au voisinage et, plus largement, à l’ensemble de la municipalité, ils se font menacer, même quand leurs animaux n’occasionnent aucune nuisance ou autre inconvénient pour les citoyens.»

[bignumber number= »500″]M. Hamel estime qu’il lui coûte environ 500$ par mois en frais de nourriture et de litière pour ses animaux, en plus des frais vétérinaires, lorsque requis. «C’est mon porte-feuille! C’est pas pire que d’avoir des enfants», précise l’amoureux des chats.[/bignumber]

Selon une lettre qu’il a reçue par la municipalité, M. Hamel avait jusqu’à samedi pour passer de 61 chats à 4, sous peine de recevoir une amende de 600$ par jour. Cependant, une mise en demeure adressée mardi à la municipalité de Harrington par Me Anne-France Goldwater laisse 10 jours à la municipalité pour accorder une exemption à M. Hamel, sinon, des procédures judiciaires seront déclenchées. M. Hamel pourra garder ses chats entre-temps.

Il n’a pas été possible de parler à un responsable de la municipalité de Harrington.

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