Un étudiant victime d'une fraude téléphonique
HALIFAX — Un étudiant étranger fréquentant une université d’Halifax affirme avoir perdu 6000 $ dans une fraude téléphonique dont l’interlocuteur l’accusait d’être un terroriste et lui disait qu’il allait être arrêté s’il ne satisfaisait pas certaines demandes.
Mehran Durrani, qui est originaire du Pakistan, dit avoir reçu un appel d’une personne disant travailler pour Immigration Canada, le 28 mars dernier. Il raconte que l’interlocuteur connaissait son adresse et lui avait dit qu’on le soupçonnait d’avoir participé à des activités terroristes. L’appelant l’a même convaincu de vérifier son numéro en ligne afin de confirmer son authenticité.
Au cours de la conversation, il a reçu un appel qui semblait venir de la police régionale d’Halifax. On lui a alors dit qu’il serait arrêté au cours de la prochaine heure. On a ensuite demandé à M. Durrani de connecter les deux appels, et les deux interlocuteurs ont semblé avoir une dispute. L’«agent d’immigration» disait avoir besoin de plus de temps, tandis que le «policier» disait qu’il n’avait pas le temps.
L’étudiant, qui occupe deux emplois, raconte être devenu de plus en plus inquiet lorsqu’on lui a dit qu’il était surveillé, ce qui l’a mené à envoyer de l’argent pour ce qu’il croyait être une aide judiciaire provenant des États-Unis.
On lui a promis que si une vérification ne révélait aucun antécédent criminel, on lui rembourserait la somme envoyée, qui s’élevait à environ 6000 $.
M. Durrani dit avoir cru qu’il devait absolument répondre aux demandes des interlocuteurs, parce qu’il voulait terminer sa dernière session universitaire et s’assurer qu’aucun incident négatif ne nuise à sa carrière.
L’agente Diane Penfound a expliqué que la police enquêtait, mais que ces fraudeurs sont difficiles à trouver puisque l’on ignore d’où viennent les appels.