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Des manifestants du FRAPRU occupent un hôpital désaffecté

Photo: Josie Desmarais

Après une manifestation regroupant une centaine de personnes, des membres du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) ont occupé lundi après-midi un centre hospitalier désaffecté à l’angle du boulevard René-Lévesque et de la rue Saint-André.

Les manifestants ont quitté la place du Canada peu avant 14h dans le but de se rendre à l’ancien Hôpital de la Miséricorde. Selon le porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Raphaël Bergeron, les protestataires ont tenter de «forcer leur entrée» dans le bâtiment, tandis que des policiers leur bloquaient l’accès. Les agents ont ensuite tenté de les disperser à l’aide de gaz irritant et de poivre de cayenne, mais plusieurs personnes ont réussi à entrer à l’intérieur.

Environ 75 manifestants se sont ensuite barricadés à l’intérieur de l’édifice, a expliqué la porte-parole du FRAPRU, Céline Magontier. Selon Mme Magontier, qui a décrit l’événement comme étant «assez violent» — une première dans les activités de l’organisme —, l’occupation du bâtiment était planifiée et se voulait pacifique. «Quand la police est arrivée, les militants ont installé une bannière devant la porte tout simplement et ils (les policiers) ont foncé dans le monde en les matraquant et en les gazant», a raconté Mme Magontier.

«Les manifestants qui se trouvaient à l’intérieur ont tous quitté, après une négociation avec les policiers», a ajouté M. Bergeron. Les personnes ont été identifiées, mais aucune accusation n’a été déposée contre eux. Une arrestation a également eu lieu, en lien avec un mandat que possédait le SPVM. Deux constats d’infraction ont aussi été remis.

Des occupations de terrains et de bâtiments devaient aussi se tenir à Québec et à Sherbrooke. D’autres actions sont également prévues en Montérégie, en Abitibi et dans le Bas-Saint-Laurent.

Dans le cadre d’une semaine de manifestation qui début lundi, le FRAPRU souhaite interpeller les gouvernements provincial et fédéral afin qu’ils s’engagent à créer un plus grand nombre de logements abordables. L’organisme estime que les prochains mois seront «cruciaux», alors que le gouvernement québécois poursuit la révision de ses approches en habitation et que le gouvernement fédéral a promis une Stratégie canadienne sur le logement pour l’automne.

«Nous augmentons aujourd’hui la pression pour les convaincre de relancer le développement des logements sociaux partout où des familles et des personnes mal-logées en ont besoin», a indiqué par communiqué la porte-parole du FRAPRU, Véronique Laflamme.

Le FRAPRU souhaite notamment que les bâtiments inoccupés appartenant aux gouvernements puissent accueillir des logements sociaux.

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