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Des élèves forcés de reprendre un examen final du ministère de l’Éducation

Photo: Pierre-Olivier Girard/TC Media

Une quarantaine d’élèves de l’École secondaire de La Ruche à Magog dénoncent la décision du ministère de l’Éducation de les obliger à reprendre un examen final en raison d’un trouble informatique.

Le problème en question est survenu le 9 mai dernier durant l’examen final d’écriture des élèves du cinquième secondaire. Il semblerait qu’une mise à jour imprévue sur certains ordinateurs aurait permis à quelques étudiants d’avoir accès au logiciel de correction grammaticale Antidote durant leur épreuve.

Résultat: le Ministère ne reconnaît pas la validité de cet examen et exige aux étudiants concernés – qui sont au nombre de 37 – à le refaire. Une décision que digèrent mal les étudiants touchés par cette mesure qui ont décidé de se mobiliser pour crier à l’injustice. «Pourquoi devons-nous être pénalisés pour une erreur qui n’est pas la nôtre?, s’interroge la porte-parole du groupe, Marie St-Onge. De plus, des surveillants circulaient dans nos classes durant l’examen. Ils nous auraient avertis s’ils avaient vu qu’une personne trichait. C’est ingrat d’avoir à reprendre un examen qui demande autant de préparation.»

Marie St-Onge et ses camarades espèrent que le Ministère fera volte-face et prendra une décision moins drastique. Sans quoi, la reprise se fera comme prévu le 9 juin prochain. «C’est vraiment frustrant, car on a l’impression d’avoir travaillé pour rien. Surtout que le logiciel Antidote corrige seulement les fautes d’orthographe. Tout le reste, que ce soit le contenu du travail, l’argumentation et la structure, c’est nous qui l’avons travaillé et Antidote n’a rien à voir là-dedans. Ce n’est pas sensé de prendre une décision sans tenir compte de tous ces éléments.»

Cette situation inquiète également certains parents comme la mère de Marie St-Onge, Chantal Henley, qui soutient les jeunes dans leurs démarches. «C’est déjà une période très stressante pour eux et là, on leur en demande encore plus. Les dix heures qu’ils devront prendre pour préparer leur nouveau sujet, c’est du temps qu’ils ne mettront pas dans d’autres matières. Je les comprends d’être fâchés», affirme Mme Henley.

Il n’avait pas été possible d’obtenir les commentaires de la direction de La Ruche, ni de la Commission scolaire des Sommets, au moment d’écrire ces lignes.

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