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Surdoses: les autorités évaluent leurs options

Surdoses: les autorités évaluent leurs options
Photo by: La Presse canadienneFentanyl pills are shown in an undated police handout photo. Police and Alberta health officials are raising the alarm about a dangerous drug called W-18 that is much more toxic than fentanyl, another opioid that has been linked to hundreds of deaths in Canada. THE CANADIAN PRESS/HO - Alberta Law Enforcement Response Teams (ALERT)

VANCOUVER — Alors que le nombre de décès par surdose a bondi de 88 pour cent en Colombie-Britannique, les autorités de santé envisagent d’offrir en ligne un médicament pour renverser les effets des surdoses et incitent les utilisateurs de drogues à consommer leurs produits avec d’autres personnes.

Le service des coroners de la Colombie-Britannique indique que 111 surdoses mortelles sont survenues dans la province au cours du mois de juin.

Ce bilan mensuel — le plus bas de l’année — porte le nombre total de morts par surdose depuis janvier à 780.

Malgré la baisse remarquée au mois de juin, la coroner en chef de la province, Lisa Lapointe, signale que le nombre de victimes a monté en flèche par rapport aux six premiers mois de 2016. Il y avait eu 414 décès à la même période l’an dernier.

Le fentanyl serait responsable d’une bonne partie de ces décès. Entre les mois de janvier et mai, ce puissant opioïde a été détecté dans 78 pour cent des surdoses mortelles, précise le bureau de la coroner.

Au moins un organisme de santé envisage l’idée d’offrir le naloxone en ligne. Le naxolone est un médicament utilisé pour renverser les effets des surdoses. Mme Lapointe estime que cette option serait la «meilleure approche».

«Les habitants des petites villes pourraient ne pas avoir facilement accès à la naloxone ou tout le monde pourrait connaître votre entreprise et vous ne voudriez pas que les gens sachent que vous êtes un professeur d’école, mais que vous consommez des drogues illégales», a indiqué Mme Lapointe.

La coroner en chef a par ailleurs une fois de plus conseillé aux utilisateurs de drogue de ne pas consommer lorsqu’ils sont seuls. «Consommez avec quelqu’un qui sait ce à quoi ressemble une surdose et qui serait ouvert à administrer le naloxone ou à signaler le 911 pour demander de l’aide», a-t-elle martelé.

Mme Lapointe a déclaré que même dans les cas où la naloxone était disponible, les personnes qui auraient pu l’administrer ne savaient pas comment l’utiliser. Elles ne connaissaient apparemment pas les symptômes d’une surdose, a-t-elle précisé.

Parmi les symptômes de surdose, on retrouve de la difficulté à respirer, de très forts ronflements, ainsi qu’un sommeil profond.

Santé Canada tâche de donner son feu vert à la mise en place de sites d’injection supervisée un peu partout au pays. Jeudi, l’agence a permis l’ouverture de la première installation du genre à Victoria, où les personnes toxicomanes pourront consommer de la drogue et immédiatement recevoir des secours en cas de surdose.

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