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13:27 14 août 2012 | mise à jour le: 14 août 2012 à 13:27

La dette, un boulet pour les prochaines générations

La dette, un boulet pour les prochaines générations
Photo: Archives MétroDette argent

Le regroupement de jeunes travailleurs Force Jeunesse croit qu’il est impératif de mettre les efforts nécessaires afin de réduire la dette du Québec, qui atteindra un sommet de près de 184 G$ cette année selon les prévisions budgétaires.

En ajoutant notre part de la dette canadienne, l’endettement global des Québécois représenterait plus de 100% du produit intérieur brut (PIB) de la province.

«Le Québec est sur le point d’entrer de plein fouet dans un choc démographique. La dette est énorme et elle n’ira qu’en augmentant. Le prochain gouvernement devra atteindre l’équilibre budgétaire, puis entamer rapidement un remboursement de la dette. Sinon, ce sont les jeunes qui devront tout payer», explique Philippe-Olivier Giroux, président de Force Jeunesse.

Le vieillissement de la population entraînera des pertes de revenus (départs à la retraite), ainsi que des dépenses supplémentaires en santé. La population des 15 à 64 ans, qui fournit l’essentiel de la main-d’œuvre, pourrait amorcer son déclin dès 2014.

Le Québec fera donc face à une grave iniquité intergénérationnelle. «La génération montante subit déjà une pression financière gigantesque, et elle devra en plus absorber la dette publique qui aura été léguée par les générations précédentes», avance M. Giroux.

«En ce moment, les bas taux d’intérêt permettent de juguler la dette, mais dès qu’ils vont monter, et c’est inévitable, on se retrouvera en grande difficulté. Avant que la pression ne devienne trop grande, il faut agir. Les différents partis qui souhaitent gouverner doivent rendre public leur cadre financier pour le remboursement de la dette.»

Dans la situation actuelle, des baisses d’impôts seraient totalement «irresponsables», soutient Philippe-Olivier Giroux.

«Il y a plusieurs façons de réduire la dette. On peut augmenter l’efficacité de l’État et des programmes, effectuer des coupures, ou encore, augmenter les revenus et l’impôt. Le poids de la dette ne doit pas être légué uniquement aux jeunes.»