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L’ex-otage Amanda Lindhout témoigne du traumatisme

Chris Young / La Presse Canadienne Photo: Chris Young

OTTAWA — La journaliste canadienne Amanda Lindhout a raconté avec beaucoup d’émotion, mercredi, comment son enlèvement et sa séquestration pendant 15 mois en Somalie, en 2008, laissaient encore de douloureuses séquelles sur sa vie aujourd’hui.

Témoignant aux observations sur la peine à imposer au preneur d’otage Ali Omar Ader, la journaliste pigiste a confié au tribunal que cet épisode tragique l’avait remplie de douleur et de haine d’elle-même. Mme Lindhout a raconté qu’elle se réveille encore la nuit en criant, et que de douloureux souvenirs l’assaillent encore dix ans plus tard.

Ali Omar Ader, un ressortissant somalien âgé de 40 ans, a été reconnu coupable d’enlèvement, en décembre; il risque la prison à perpétuité.

Le juge Robert Smith, de la Cour supérieure de l’Ontario, a conclu en décembre que le Somalien avait été un participant volontaire dans l’enlèvement d’Amanda Lindhout, qui était alors journaliste pigiste à Mogadiscio. Le juge Smith n’a pas cru le témoignage de l’homme, qui soutenait avoir été contraint de servir de négociateur et d’interprète pour un groupe qui le menaçait, lui et sa famille.

Mme Lindhout, qui a grandi à Red Deer, en Alberta, et le photographe de presse australien Nigel Brennan avaient été enlevés par des hommes armés et ont été séquestrés pendant 15 mois.

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