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22:43 13 septembre 2012 | mise à jour le: 13 septembre 2012 à 22:43 temps de lecture: 4 minutes

Les Québécoises aiment la chirurgie plastique

Les Québécoises aiment la chirurgie plastique
Photo: Métro

De plus en plus de Québécoise se disent ouvertes à la chirurgie esthétique et particulièrement à l’augmentation mammaire.

C’est ce qui ressort d’un sondage OnResearch dont les résultats ont été publiés parallèlement au congrès annuel de la Société canadienne de chirurgie plastique et esthétique qui débute aujourd’hui.

Au Québec, c’est 48 % des femmes qui admettent qu’elles ont déjà songé à la chirurgie esthétique. La raison la plus invoquée est l’augmentation de son estime de soi (32 %). «Ça corrobore passablement ce que je vois dans ma pratique», explique le Dr Jean-Pierre Daigle, chirurgien plasticien et propriétaire du Centre de médecine et de chirurgie ambulatoires Isomed.

«Le milieu canadien-français est très porté vers la chirurgie esthétique, et ç’a toujours été le cas», ajoute Félix-André Têtu, président de la Société canadienne de chirurgie plastique et esthétique. Il n’y a pas de bases de données publiques canadiennes sur le nombre de chirurgies esthétiques réalisées chaque année, mais les chiffres se comparent aux statistiques américaines, soutient le Dr Têtu. Ce dernier ajoute même que le marché s’est toujours bien porté au Québec.

Selon l’American Society of Plastic Surgeons, l’augmentation mammaire est la chirurgie esthétique la plus demandée en Amérique du Nord. «Très tôt, Montréal a été la mecque de la chirurgie plastique, à la fin des années 60», dit le Dr Têtu, alors que les premières chirurgies d’aug­mentation mammaire avec implants aux États-Unis ont eu lieu en 1963. Plusieurs chirurgiens québécois, comme le Dr Jacques Papillon et la Dre Paule Regnault, ont d’ailleurs été très influents dans le domaine.

Avec le temps, les techniques pour les augmentations mammaires ont évolué et les tailles également. «Le volume qu’on utilise ces années-ci est pas mal supérieur à ce qu’on utilisait il y a 25 ans, indique le Dr Têtu. Mais les gens sont de plus grande stature de nos jours. On voit fréquemment des femmes de 5 pi 9 po, alors qu’il y a 30 ans une femme de 5 pi 4 po, c’était une grande femme.»

L’idée que les seins artificiels ne font pas naturel vient surtout du fait que les cas qu’on remarque sont ceux qui sont exagérés, concluent les deux chirurgiens. «Progressivement, les gens comprennent qu’on peut chercher une amélioration de son image corporelle tout en respectant son anatomie», croit le Dr Daigle.

«Ce qu’on vise est un résultat qui passe relativement inaperçu. La modération a bien meilleur goût», complète le Dr Têtu. Par contre, en ce qui concerne l’encadrement de la profession, des améliorations restent à faire, bien que des réformes soient en cours. «Il y a des lois qui encadrent la création de centres chirurgicaux, mais c’est un phénomène relativement récent, indique le Dr Daigle. Ça reste un grand pas, et des guides de pratiques arriveront pour établir des normes plus élevées dans les nouvelles technologies.»

Faits

  • Deux Québécoises sur trois disent mettre leurs seins en valeur, contre une femme sur deux dans l’ensemble du Canada.
  • C’est au Brésil qu’on trouve le plus grand nombre de chirurgiens par habitant et le plus grand nombre de procédures par habitant au monde, selon le Dr Têtu.
  • Aux yeux de 60 % des femmes, les seins représentent la féminité, selon le sondage OnResearch.
  • Les implants fessiers sont une chirurgie très courante au Brésil, mais les Nord-Américaines n’y ont que très rarement recours.

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