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Tout un départ vert pour le PQ

Photo: Archives Métro

Mme Marois a frappé les imaginations au cours de ses deux premiers jours au poste de première ministre du Québec.

Elle a en effet annoncé avec fermeté la fermeture définitive de la centrale nucléaire Gentilly-2 dans le Centre-du-Québec. Cette mesure est accompagnée d’une enveloppe de 200 M$ pour la diversification de l’économie régionale.

Sur le front des gaz de schiste, le PQ veut rapatrier au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) les travaux dits d’évaluation environnementale stratégique confiés à un comité d’experts. La veille, Mme Marois avait nommé un militant environnemental, Daniel Breton, au ministère de l’Environnement, ainsi que Martine Ouellet au ministère des Ressources naturelles. Elle a aussi rappelé que son parti redéfinira la politique énergétique du Québec. On appelle ça un départ canon!

Le Québec affiche un surplus d’électricité; il n’a pas besoin de la centrale Gentilly-2. Pour rénover celle-ci, il aurait fallu investir au moins 2,5 G$, peut-être 3. On y a déjà englouti 1 000 millions de dollars pour garder le patient en vie. Ça fait beaucoup (trop) de fonds publics pour quelque chose dont on peut se passer. De toute façon, si ce n’est pas maintenant, Gentilly-2 devra être fermée, et à grands frais, dans 20 ans. Les 200 millions offerts à la région vont faciliter la transition vers un autre type d’économie. Ça ne va pas être une sinécure, mais c’est possible et souhaitable d’effectuer ce virage.

Redéfinir la politique énergétique du Québec s’impose. J’avais d’ailleurs comparé dans une chronique la dernière politique énergétique de 2006 à la céréale Mini-Wheats, avec son petit côté nutritif et l’autre givré… Donc, une politique qui permettait de faire tout et son contraire. Il faudra faire des choix dans le cadre de cette prochaine politique, puisque le PQ s’est engagé à réduire notre dépendance au pétrole de 30 % d’ici 2020, et de 60 % d’ici 2030.

De plus, le PQ entend atteindre un objectif de réduction des GES plus ambitieux que celui du gouvernement précédent.

Je vois difficilement comment nous pourrons atteindre ces objectifs sans effectuer une transition vers une économie de plus en plus verte et sans tourner le dos, progressivement, aux hydrocarbures.

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