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Près de 4000 décès par surdose d’opioïdes en 2017 au Canada

Près de 4000 décès par surdose d’opioïdes en 2017 au Canada
Photo: La Presse canadienne

OTTAWA — L’Agence de la santé publique du Canada révèle mardi que près de 4000 Canadiens sont morts de surdoses apparemment liées aux opioïdes l’année dernière, une hausse de 34% par rapport à 2016.

Ces victimes des opioïdes sont surtout des hommes, qui avaient pris la plupart du temps du fentanyl ou ses analogues.

Ces chiffres sont publiés alors que le gouvernement fédéral a l’intention de restreindre la façon dont les sociétés pharmaceutiques commercialisent les opioïdes auprès des médecins qui les prescrivent.

Le nombre de morts dus aux surdoses d’opioïdes au Canada est donc passé d’environ 3000 en 2016 à près de 4000 en 2017, une augmentation du tiers.

Les données provisoires de l’Agence de la santé publique du Canada montrent que 78% de ces victimes étaient des hommes. Les décès causés par les opioïdes constituent même la principale cause de mortalité des hommes trentenaires.

Le fentanyl et ses analogues sont par ailleurs responsables de 72% de tous les décès par surdose au Canada.

Santé Canada affirme que les méthodes de commercialisation — comme les publicités dans les revues médicales ou les présentations lors de conférences scientifiques — peuvent influencer la façon dont les professionnels de la santé dispensent les ordonnances. Ottawa croit ainsi que des règles plus strictes permettront de réduire les prescriptions abusives.

Le ministère fédéral a lancé mardi un mois de consultations «afin de recueillir des points de vue sur la restriction de la plupart des formes de marketing et de publicité sur les opioïdes d’ordonnance».

La ministre Ginette Petitpas Taylor a aussi annoncé mardi la création d’une équipe spéciale de Santé Canada qui sera chargée de la conformité et de l’application de la réglementation sur le marketing. Dotée d’un budget de 5M$ sur 5 ans, cette équipe «surveillera en amont le marketing des opioïdes afin de faire respecter les règles existantes et de prendre les mesures qui s’imposent en cas de manquement, comme recommander des accusations au criminel, s’il y a lieu».

Le gouvernement fédéral songe aussi à mettre en place de nouveaux instruments coercitifs pour les pharmaceutiques, «y compris des amendes administratives».

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