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Nouveau-Brunswick: Brian Gallant doit démissionner, dit Blaine Higgs

James West / La Presse Canadienne Photo: James West
Kevin Bissett, La Presse canadienne - La Presse Canadienne

FREDERICTON — L’intrigue politique s’est poursuivie au Nouveau-Brunswick, jeudi. Le chef du Parti vert a évoqué la possibilité improbable de former une alliance qui pourrait donner le pouvoir aux progressistes-conservateurs.

Le chef des verts, David Coon, a déclaré que son parti négocierait autant avec les libéraux que les progressistes-conservateurs dans le but de soutenir un discours du Trône et un budget pour empêcher la défaite d’un gouvernement minoritaire.

Cette main tendue fait suite au résultat de l’élection générale de lundi qui a plongé la province dans une impasse, alors que les progressistes-conservateurs ont récolté 22 sièges, contre 21 pour les libéraux, sur les 49 que compte l’Assemblée législative. Le Parti libéral a toutefois obtenu la majorité du vote populaire — environ 38 pour cent, comparativement à 32 pour cent pour le Parti progressiste-conservateur.

La proposition de M. Coon s’inspire de la situation en Colombie-Britannique, où les verts détiennent la balance du pouvoir dans un gouvernement minoritaire néo-démocrate.

David Coon a reconnu qu’il serait peut-être plus facile de conclure une alliance avec les progressistes-conservateurs de Blaine Higgs, puisque les trois sièges du Parti vert viendraient garantir une majorité.

Une alliance des verts avec le Parti libéral de Brian Gallant placerait ce nouveau gouvernement à court d’un siège de la majorité.

«Il s’agit d’un accord visant à soutenir le discours du Trône et le budget afin de garantir la stabilité du gouvernement, et rien d’autre. Cela ne nous engage à rien concernant d’autres projets de loi ou tout autre enjeu», a insisté M. Coon, jeudi.

Blaine Higgs met la pression

De son côté, le chef des progressistes-conservateurs a estimé que le premier ministre Brian Gallant devait démissionner ou rappeler immédiatement la législature.

Blaine Higgs a formulé cette demande quelques minutes après avoir rencontré la lieutenante-gouverneure jeudi matin, soutenant que Jocelyne Roy-Vienneau lui avait dit qu’elle lui demanderait de former un gouvernement minoritaire immédiatement si M. Gallant était incapable d’obtenir la confiance de l’Assemblée législative.

«J’appelle Brian Gallant à agir honorablement et à reconnaître qu’il a perdu les élections», a lancé M. Higgs devant la résidence de la lieutenante-gouverneure, au centre-ville de Fredericton.

«Il n’a pas le mandat de gouverner et il repousse l’inévitable, et il est regrettable que ce soit le cas. S’il refuse de démissionner, il doit faire ce qui est juste pour le Nouveau-Brunswick et rappeler immédiatement l’Assemblée législative, afin que la province ait un gouvernement stable et fonctionnel.»

M. Higgs a aussi accusé les libéraux de chercher à attirer des élus conservateurs dans leurs rangs.

«(M. Gallant) espère pouvoir acheter quelqu’un de mon côté de la chambre», a indiqué M. Higgs, soutenant qu’il se trouvait avec l’un des membres de son caucus mercredi soir lorsqu’un appel est venu de l’autre parti.

«La qualité du signal est vraiment devenue mauvaise quand j’ai répondu au téléphone», a-t-il ironisé.

Le chef conservateur a aussi déclaré qu’il n’avait pas l’intention de former un gouvernement de coalition avec les tiers partis. Blaine Higgs a ajouté qu’il ne tenterait pas non plus de convaincre des membres des autres partis de rejoindre son caucus.

«Si les gens rejoignent notre parti, c’est bien, a-t-il précisé. Mais je ne vais pas acheter leur soutien.»

Selon la tradition parlementaire, lorsque les résultats ne sont pas concluants, le lieutenant-gouverneur donne au premier ministre sortant la première occasion de déterminer si son parti peut obtenir la confiance de la législature. Ce processus débute généralement avec un discours du Trône.

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