Troubles graves du comportement: plus de reconnaissance demandée
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Les 10 000 salariés travaillant quotidiennement auprès des personnes qui ont des troubles graves du comportement (TGC) réclament plus de reconnaissance de la part du gouvernement du Québec.
L’Association du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), la CSN, la CSQ et la FTQ ont lancé mercredi, par une manifestation à Montréal et une capsule vidéo, une campagne de sensibilisation afin de réitérer la demande des travailleurs d’obtenir un peu plus de répit, pour pallier leurs conditions de travail plutôt difficiles.
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En 2010, le gouvernement avait alloué une enveloppe budgétaire de 35 M$ pour notamment permettre aux salariés qui travaillent auprès des milliers de personnes ayant des TGC de récupérer lorsqu’ils en ont besoin.
«Le gouvernement refuse de consacrer la majeure partie de cet argent à la reconnaissance de ces travailleurs, déplore Francis Boucher, le responsable des communications à l’APTS. Il préfère mettre cet argent-là dans l’organisation du travail et dans la formation.»
Les travailleurs, qui œuvrent notamment dans les centres de réadaptation, les centres jeunesse et les centres de santé et de services sociaux, souhaitent que cette reconnaissance soit démontrée par davantage de congés ou des primes, par exemple.
«Ils travaillent dans des conditions vraiment très difficiles et spécifiques, précise M. Boucher. Ce ne sont pas tous les travailleurs qui ont à subir des coups ou des insultes. C’est un contexte très particulier, et on veut que cette particularité soit reconnue.»
Les négociations ont repris mercredi après-midi entre les organisations syndicales et le Conseil du trésor. Elles devraient se poursuivre jusque tard dans la nuit.
Le cabinet du ministre Stéphane Bédard, président du Conseil du trésor, n’a pas retourné les appels de Métro.