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10:33 18 décembre 2019 | mise à jour le: 18 décembre 2019 à 17:56

SNC-Lavalin plaide coupable à une accusation de fraude

SNC-Lavalin plaide coupable à une accusation de fraude
Photo: Collaboration spéciale SNC-LavalinLes bureaux de SNC-Lavalin à Montréal

Les démêlées de SNC-Lavalin avec la justice ont été réglées mercredi, ne division de l’entreprise ayant plaidé coupable à une des accusations de fraude qui la visait. La Couronne a mis fin aux procédures pour plusieurs autres chefs d’accusation.

SNC-Lavalin se préparait à subir un procès pour fraude et corruption.

C’est la division Construction de la compagnie qui a accepté cette accusation. Elle devra débourser 280 M$ en amendes. Elle écope d’une période de probation de trois ans.

La Couronne a confirmé un arrêt des procédures à l’endroit de SNC-Lavalin et de sa division SNC-Lavalin International. L’accusation de corruption contre la division Construction a aussi été abandonnée.

«[Ce dénouement] nous permet enfin de tourner la page, a souligné le président et chef de la direction de la firme, Ian Edwards, dans un communiqué. Je tiens à offrir mes excuses pour ces agissements passés.»

Le procureur de la Couronne Richard Roy a évoqué une «pratique courante».

Cette décision survient après que l’action de l’entreprise a été suspendue puis réactivée à la Bourse de Toronto. Dimanche, l’un des anciens cadres de SNC-Lavalin, Sami Bebawi avait également été reconnu coupable de tous les chefs qui pesaient contre lui.

Actes en Libye

Selon le résumé présenté devant le tribunal, SNC-Lavalin a engrangé des profits nets de 104 M$ en réalisant pour environ 2 G$ de projets en Libye entre 2001 et 2011. Près de 127 M$ auraient été détournés au sein de l’entreprise.

SNC a également été plongée dans un scandale politique lorsque l’ex-procureure générale du Canada avait refusé de fournir un accord de réparation à la compagnie québécoise, qui emploie des milliers de Canadiens.

Le groupe s’en est bien tiré au dernier trimestre, alors qu’il a enregistré des profits de 40 M$. Cela survenait après de nombreuses restructurations majeures, dont le départ de son ancien PDG, Neil Bruce.

– Avec des informations de La Presse canadienne

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