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19:06 7 février 2020 | mise à jour le: 7 février 2020 à 19:06 temps de lecture: 3 minutes

Pénurie de main-d’oeuvre: il faut miser sur l’immigration, plaide Mélanie Joly

Pénurie de main-d’oeuvre: il faut miser sur l’immigration, plaide Mélanie Joly
Photo: Josie Desmarais/ MétroLa ministre du Développement économique, Mélanie Joly.

Alors qu’une pénurie de main-d’oeuvre frappe différents domaines de l’économie canadienne, la ministre du Développement économique, Mélanie Joly, plaide pour une augmentation de l’immigration au pays. Elle critique au passage la vision du gouvernement Legault en la matière.

«J’arrive de plusieurs régions. Sur la Côte-Nord, en Beauce, les entrepreneurs s’arrachent les cheveux. Ils recherchent des solutions et ça passe beaucoup par l’immigration, l’intégration et la francisation», a déclaré Mme Joly.

La ministre du développement économique au sein du gouvernement Trudeau s’est déplacée dans les bureaux de Métro vendredi pour prendre part à une entrevue filmée.

«Je suis d’avis qu’on doit jouer un plus grand rôle au niveau de l’appui à l’immigration et ce sera toujours la position du gouvernement Trudeau.» -Mélanie Joly, ministre du Développement économique

Pénurie de main-d’oeuvre

Le manque de travailleurs affecte plusieurs secteurs, notamment celui des technologies de l’information, de la construction et de l’éducation. En parallèle, le vieillissement de la population représente un enjeu de plus en plus important, notamment au Québec.

«C’est sûr qu’il y a un phénomène de pénurie de main qui est vraiment présent au Québec et j’espère que le gouvernement Legault va travailler sur cette question-là parce que c’est important», évoque Mme Joly. 

En décembre 2018, la Coalition avenir Québec avait promis de réduire de 20% le seuil maximal d’immigrants pouvant être accueillis annuellement dans la province.

Le gouvernement Legault a depuis tenté de réformer le Programme de l’expérience québécoise (PEQ). Québec voulait limiter l’accès à ce programme à certains domaines précis. Cela aurait réduit considérablement le nombre d’étudiants et d’employés pouvant être acceptés au Québec.

Le ministre québécois de l’Immigration, Simon Jolin-Barrette, a finalement reculé en novembre devant la levée de boucliers que cette intention a soulevée, tant auprès du milieu éducatif que celui des affaires.

M. Jolin-Barrette a ensuite fait l’objet de nouvelles critiques le mois dernier concernant les ratés de son système de parrainage de réfugiés. Des citoyens ont dû faire la file plusieurs jours devant des bureaux du ministère de l’Immigration pour faire approuver une demande de parrainage.

«Il n’y a pas de surprises à l’effet que notre gouvernement, et moi personnellement, on n’est pas en accord avec leur approche en matière d’immigration», a laissé tomber la ministre, qui est aussi responsable des Langues officielles. Selon elle, Québec doit miser sur l’immigration puisque «pour avoir de la croissance économique, il faut avoir de la croissance démographique».

Le Parti libéral du Canada s’est engagé à ce que le pays accueille 350 000 immigrants à partir de 2021, soit 29 000 de plus qu’en 2018.

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