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UNIS: le Bloc menace aussi de renverser le gouvernement

Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois
Yves-François Blanchet, le chef du Bloc québécois Photo: Pablo Ortiz/Métro

Après le Parti conservateur, c’est le Bloc québécois qui brandit maintenant la menace d’une motion de censure dans la foulée de l’affaire UNIS. La formation a demandé vendredi après-midi la démission de Justin Trudeau et du ministre des Finances, Bill Morneau. Sans quoi, il tentera de faire tomber le gouvernement dès septembre.

Des propos qui font écho à ceux des conservateurs, qui se disaient jeudi «prêts à faire tomber» le gouvernement Trudeau dès la rentrée parlementaire.

«Nous avons pris la décision de demander la démission de monsieur Trudeau et de monsieur Morneau», a officiellement affirmé le chef du Bloc, Yves-François Blanchet, dans une vidéo.

Le caucus bloquiste reproche aux deux élus de ne pas s’être récusés des négociations lorsqu’un contrat de gestion a été à l’organisme UNIS. Le groupe caritatif a depuis admis avoir versé au cours des années plusieurs sommes en argent à la famille de M. Trudeau et à M. Morneau lui-même.

M. Blanchet se dit maintenant prêt à «consulter les Québécois» afin de présenter une motion de censure en septembre. Il demande aussi à Élections Canada d’étudier la possibilité d’un scrutin en pleine pandémie de COVID-19.

«Les Québécois peuvent ne pas vouloir une élection à court terme, mais nous comprenons qu’ils veulent encore moins un autre scandale partisan et libéral qui nuit gravement à la lutte à la COVID-19.» -Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois

Si un vote devait se tenir à l’automne et étant donné l’appui probable du Parti conservateur à une telle motion, le total des voix en faveur d’une dissolution s’élèverait à 153. Le Parti libéral compte 156 députés à la Chambre des communes et le Nouveau parti démocratique, 24.

Qu’en est-il du PCC?

Il faudra attendre le 21 août avant d’en avoir le coeur net sur les intentions de l’opposition officielle dans un éventuel vote de censure. Le Parti conservateur choisira en effet son prochain chef à cette date.

Entretemps, l’avis de la formation politique sur cette question pourrait donc changer.

Jeudi, toutefois, le lieutenant conservateur au Québec, Alain Rayes, avait maintenu que le PCC était «prêt à faire tomber» les libéraux.

Une motion de censure permet à la Chambre des communes de se prononcer sur la capacité à gouverner de l’exécutif. En 2011, le gouvernement minoritaire de Stephen Harper avait mordu la poussière lors d’un vote de confiance proposé par le Parti libéral.

Les élections précipitées qui se sont ensuivies avaient vu le Parti conservateur réélu, cette fois à la majorité des sièges.

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