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18:24 31 août 2020 | mise à jour le: 31 août 2020 à 18:31 temps de lecture: 2 minutes

Arruda «en faveur» de la décriminalisation des drogues au Québec

Arruda «en faveur» de la décriminalisation des drogues au Québec
Photo: Josie Desmarais/MétroLe directeur national de santé publique, Dr Horacio Arruda

Devant une hausse des surdoses au Québec cet été, la Santé publique garde l’oeil ouvert. Son directeur, Dr Horacio Arruda, croit même que décriminaliser les drogues dures pourrait être une solution «adéquate» à cette problématique grandissante.

C’est ce qu’il a évoqué lundi, lors d’un point de presse tenu sur la Côte-Nord à l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation aux surdoses, le 31 août.

«En terme de santé publique seulement, on pense que ça pourrait être un élément adéquat», a d’abord lancé Dr Arruda. Sa position rejoint les propos de son homologue fédérale, Dre Theresa Tam, qui a invité la semaine dernière le gouvernement canadien à se pencher sur cette question et la population «à être saisie» de cet enjeu.

La décision ne se prendra toutefois pas en vase clos, a averti le porte-parole principal de la Santé publique provinciale. «Il faudrait que j’aie une réflexion, que je travaille avec des ministères qui peuvent avoir d’autres opinions», a-t-il soutenu.

«Si on veut que ça fonctionne, il faut que la police, les juristes, les avocats, tout le monde accepte ça. Je suis en faveur, mais dans un contexte négocié.» – Dr Horacio Arruda, directeur national de Santé publique

Province la plus touchée au pays par la crise des opioïdes, la Colombie-Britannique est devenue en juillet la première et unique juridiction à demander fermement des actions du fédéral. Pour le moment, le Québec s’oppose à une telle idée.

C’est justement le gouvernement canadien qui prendra la décision finale. La loi réglementant certaines drogues et autres substances relève de sa juridiction.

Des corps policiers se prononcent

La décriminalisation des drogues trouve échos chez les forces de l’ordre du Canada. Le mois dernier, l’Association des chefs de police du Canada se positionnait en faveur de cette option. Son président sortant, Adam Palmer, travaille à Vancouver, une des régions du pays les plus touchées par la crise des opiacés.

Le mois dernier, le Service de police de la Ville de Montréal avait indiqué «faire preuve d’ouverture» dans le débat. La métropole québécoise, tout comme la province, fait face à une forte hausse des surdoses cet été.

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