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17:29 8 septembre 2020 | mise à jour le: 8 septembre 2020 à 17:29 temps de lecture: 2 minutes

Groupe Dynamite se place à l’abri de ses créanciers

Groupe Dynamite se place à l’abri de ses créanciers
Photo: Groupe DynamiteLe Groupe Dynamite s'est placé à l'abri de ses créanciers

Les magasins Dynamite et Garage se restructurent. Après une année record en 2019, les répercussions liées à la pandémie ont fait mal à Groupe Dynamite qui se place à l’abri de ses créanciers.

L’annonce de mardi ne devrait avoir aucune conséquence sur les 530 employés du siège social à Montréal et de l’entrepôt, selon ce qu’a assuré le président exécutif, Andrew Lufty, par voie de communiqué. De plus, l’impact devrait être minimal sur les 3800 employés de magasin, qui pourraient être relocalisés en cas de fermeture d’une boutique.

Les ventes en ligne de Garage et de Dynamite n’étaient pas suffisantes pour compenser les pertes en magasin. La direction vise donc à «rapidement corriger» son modèle d’affaires au contexte de la pandémie, estimant que les effets de la COVID-19 se feront sentir encore plusieurs mois, notamment jusqu’à l’arrivée d’un nouveau vaccin.

Les activités du Groupe Dynamite se poursuivront en ligne et dans ses quelque 300 boutiques dans 8 pays durant la restructuration.

Par ailleurs, l’entreprise fondée en 1975 compte également demander une «reconnaissance provisoire immédiate» en vertu du chapitre 15 du Code américain des faillites, quelques mois à peine après avoir embauché à titre de présidente Elizabeth Edmiston, une Américaine d’expérience dans la vente au détail, notamment chez Levi’s, Calvin Klein, Gap et Victoria’s Secret.

On ignore l’identité du syndic qui traitera le dossier, tout comme à combien s’élèvent les dettes.

Dynamite rejoint plusieurs autres entreprises québécoises comme Aldo, Reitmans, Davids Tea, Sail, Laura et Frank and Oak qui se sont également placées à l’abri de leurs créanciers.

La direction s’est refusée à tout commentaire.

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