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Négos du secteur public: les infirmières optimistes quant à leur nouvelle interlocutrice

Sonia Lebel, présidente du Conseil du Trésor
Sonia LeBel, présidente du Conseil du trésor Photo: Josie Desmarais/Métro

Les infirmières ont une nouvelle interlocutrice dans les négociations du secteur public, la présidente du Conseil du Trésor, Sonia LeBel. La Fédération interpersonnelle de la santé (FIQ) se positionne avec optimisme alors que les discussions se poursuivent.

«Elle [Mme LeBel] a vraiment envie d’avoir un règlement avec les professionnels de la santé. Elle souhaite vraiment passer à l’action», s’est réjouit mardi la présidente de la FIQ, Nancy Bédard, qui participait à une manifestation devant l’Assemblée nationale en marge de la rentrée parlementaire.

Mme LeBel a intégré ses nouvelles fonctions au cours de l’été, alors qu’elle a quitté son poste de ministre de la Justice pour prendre les rênes du Conseil du Trésor. C’est l’actuel ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, qui occupait précédemment le poste.

Les négociations du secteur public se sont entamées l’an dernier, avant même que la COVID-19 vienne révéler d’importantes difficultés dans le réseau de la santé. Cet été, le secteur des services infirmiers a d’autant plus perdu des plumes. Nancy Bédard estime à plus de mille le nombre de professionnelles qui ont quitté leur poste dans les derniers mois.

La porte-parole de la FIQ espère voir «de réelles rencontres d’action» avec Mme LeBel.

«Elle nous l’a dit qu’elle souhaitait améliorer [nos rapports] de façon importante. Mais on n’a toujours pas vu de quelle façon elle va vouloir le faire», a affirmé Mme Bédard, mardi.

Au cabinet de Mme LeBel, on indique travailler à obtenir «une entente finale le plus rapidement possible».

Alerte deuxième vague

La FIQ et l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) tenaient ensemble un rassemblement devant le parlement. «Travailler à s’en rendre malade, c’est terminé», ont-entonné les membres présents mardi.

Munies de pancartes, elles ont lancé un dernier appel à l’aide avant l’arrivée potentielle de la deuxième vague de COVID-19.

«C’est à nos portes. On est absolument inquiets parce que la première vague a été dévastatrice pour le réseau de la santé», s’est insurgée Mme Bédard.

Les deux syndicats demandent des augmentations salariales de 12,4% sur trois ans. Québec offre une augmentation de 5% sur la même période.

«On est déjà dans notre juste milieu», a souligné la présidente de l’APTS, Andrée Poirier.

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