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13:14 12 novembre 2020 | mise à jour le: 12 novembre 2020 à 16:37 temps de lecture: 4 minutes

Legault envisage la possibilité de fermer les écoles

Legault envisage la possibilité de fermer les écoles
Photo: Josie Desmarais/MétroLe premier ministre François Legault

Le premier ministre Legault envisage la possibilité de fermer les écoles. En deux jours, ce sont 324 classes qui ont été fermées, a-t-il rappelé. «C’est très inquiétant», a-t-il dit.

Toutefois, cette fermeture n’aurait lieu que sur une période donnée, a-t-il indiqué. Aucune décision n’a été prise pour le moment. Le premier ministre a ajouté que les parents seraient prévenus en avance quand la décision sera prise.

«On doit considérer toutes nos options pour casser cette deuxième vague. Par exemple, fermer les écoles pour un mois, incluant la période des Fêtes est une possibilité que l’on regarde, mais rien n’est décidé.» -François Legault

Les prochaines semaines vont être «tough» pour les Québécois, a lâché Legault. Il a indiqué que le système de santé québécois ne pourrait pas supporter le nombre de cas de COVID-19 que vivent actuellement d’autres pays. Il a notamment cité la France, qui dénombre en ce moment 7 fois plus de cas que le Québec.

La ventilation et les demi-classes?

François Legault et le Dr Horacio Arruda ont dû répondre à plusieurs questions sur ces deux points.

Concernant la possibilité d’une transmission par voie aérienne, ils ont indiqué que la majorité des cas dans les écoles n’était pas liée aux systèmes de ventilation.

Concernant la possibilité de diviser les classes en deux, au lieu de fermer les écoles, ils ont indiqué que cela était impossible en raison de la pénurie d’enseignants.

«Si demain matin, on divisait les classes en deux, ça nous prendrait deux fois plus d’enseignants. L’OMS ne nous a pas dit comment trouver les classes ni les enseignants.» -François Legault

Pour Noël, tous les scénarios sont sur la table, a ajouté le Dr. Arruda. La question des effets sur les familles de 5 ou 6 personnes est aussi à l’étude.

«Ce qui est important, ce sont les rassemblements», a-t-il indiqué.

Ajouts de mesures? Québec n’exclut rien

Legault a rappelé qu’il fallait réduire les contacts, déplorant au passage que les mesures en place n’étaient «malheureusement» pas appliquées par tout le monde.

Va-t-il être nécessaire d’ajouter des mesures? «On ne peut rien exclure», a répondu M. Legault.

Pour l’heure, M. Legault compte s’entretenir dans la journée avec les premiers ministres des autres provinces. Et, dans la soirée, avec le premier ministre du Canada, Justin Trudeau. Avec Trudeau, il souhaite notamment évoquer la question des transferts en santé alors que l’embauche de personnels augmente.

Concernant le vaccin, il estime que chaque province devrait être responsable de la distribution de ses vaccins.

Les syndicats d’enseignants réagissent

La présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement (CSQ), Josée Scalabrini, affirme que la façon de faire du gouvernement est très décevante.

«Les syndicats n’ont entendu parler de rien! On apprend les choses en point de presse! Il est impossible pour nous de voir venir. Les parents, les enfants, les enseignants, tout le monde est très fatigué.» -Josée Scalabrini, FSE-CSQ

Selon elle, les enseignants se sentent ignorés par le gouvernement, comme «s’ils n’avaient rien à dire», alors qu’ils «sont au front.»

«Qui sécurise les enfants? Applique les mesures sanitaires? Travaille sans filet de sécurité? Ce sont les gens dans les écoles. Et on ne les prend pas en considération», déplore-t-elle.

Du côté de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal, on estime aussi que «les profs sont à bout de souffle.» Selon la présidente Catherine Beauvais-St-Pierre, le premier ministre doit «prendre ses responsabilités» et «garantir un environnement de travail sécuritaire pour tous les profs.»

Finalement, la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) estime que si le congé des Fêtes devait se prolonger, cela ne devrait pas se faire «au détriment des enseignants et enseignantes». Et donc, que le calendrier scolaire, lui, ne devrait pas être prolongé.

-Avec François Carabin.

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