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16:32 1 janvier 2021 | mise à jour le: 2 janvier 2021 à 09:16 temps de lecture: 3 minutes

Un variant de la COVID-19 peut-être résistant aux vaccins

Un variant de la COVID-19 peut-être résistant aux vaccins
Photo: Courtoisie/CIUSSS de l'Est-de-l'Île-de-Montréal.Les personnes vulnérables vivant en CHSLD et le personnel de la santé sont les deux premiers groupes prioritaires à se faire vacciner.

Un variant de la COVID-19 ayant émergé au Danemark pourrait être résistant aux vaccins contre la COVID-19, selon un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publié à la fin décembre.

Des études préliminaires menées au Danemark sur cette souche du virus appelée «Cluster 5»  semblent démontrer qu’elle provoque une plus faible réaction des anticorps et qu’un vaccin pourrait ainsi être potentiellement moins ou pas efficace.

«Il y a une préoccupation que ce variant résulte en une neutralisation virale réduite chez les humains, ce qui pourrait potentiellement réduire l’étendue et la durée de la protection immunitaire suivant une infection naturelle ou une vaccination.» —  rapport de l’OMS SARS-CoV-2 Variants.

Pour l’instant, ce variant de la COVID-19, qui a muté à la fin de l’été dernier après avoir été transmis à des visons d’élevage puis être revenu chez les humains, n’a été détecté que chez douze personnes, le dernier cas remontant à septembre dernier.

Craignant la contagion, les autorités sanitaires danoises avaient alors opté pour l’élimination de plus de 17 millions de visons domestiques.

Plusieurs variants de la COVID-19, mais peu de conséquences sur les vaccins

Les mutations sont communes et attendues chez les virus. Si elles sont souvent sans grandes conséquences, elles peuvent parfois augmenter sa transmissibilité ou sa capacité de nuisance.

La principale crainte étant pour l’instant qu’un nouveau variant de la COVID-19 soit résistant aux vaccins et vienne ainsi ruiner les efforts historiques qui ont mené au développement d’une série de vaccins en un temps record.

L’OMS et la communauté scientifique surveillent de près l’évolution du virus depuis le début de la pandémie.

La première mutation d’importance a émergé à la fin janvier 2020, indique le rapport de l’OMS. Ce variant, qui se transmet plus facilement, mais n’est pas plus mortel, a rapidement remplacé le virus original provenant de Chine comme principale souche à travers le monde.

Après l’apparition du variant «Cluster 5» au Danemark, la prochaine mutation d’importance a été rapportée en Grande-Bretagne le 14 décembre. Selon des études préliminaires, ce nouveau variant se transmettrait plus facilement, mais ne causerait pas une maladie plus sévère. Rien ne laisse non plus présager qu’il soit plus résistant aux vaccins.

Malgré que plusieurs pays aient réagi en fermant leurs frontières aux personnes arrivant du Royaume-Uni, le variant britannique avait déjà été détecté dans 31 autres pays en date du 30 décembre.

Quelques jours après le Royaume-Uni, l’Afrique du sud annonçait à son tour qu’un nouveau variant du SARS-CoV-2, nommé 501Y.V2, circulait dans le pays et qu’il avait même déjà remplacé les autres souches du virus dans plusieurs régions du pays.

Détecté dans quatre autres pays à la fin décembre, 501Y.V2 aurait une charge virale plus importante, selon des études préliminaires, et serait potentiellement plus facilement transmissible.

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