Val-Jalbert: une décision absurde selon Paul Piché
QUÉBEC – Le chanteur Paul Piché estime que le gouvernement péquiste, dont il a soutenu l’élection, a posé un geste «absurde» en poursuivant un projet de petite centrale hydroélectrique au Lac-Saint-Jean.
M. Piché a affirmé que la décision de la première ministre Pauline Marois de maintenir le projet de Val-Jalbert est un recul sur plan environnemental.
«C’est le projet le plus absurde qu’il m’ait été donné de combattre», a-t-il dit lors d’un point de presse à l’Assemblée nationale en compagnie du député Amir Khadir, de Québec solidaire.
Selon le chanteur, la minicentrale de Val-Jalbert ne sera pas rentable.
M. Piché, porte-parole de la Fondation Rivières, a enjoint le gouvernement Marois à annuler ce projet comme il l’a fait avec six autres du même type plus tôt ce mois-ci.
«On cherche qui veut de ce projet, a-t-il dit. On sait maintenant qu’à gauche, chez Québec solidaire, on n’en veut pas; on sait qu’à droite non plus on n’en veut pas, avec la CAQ.»
La ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, a soutenu que le projet de Val-Jalbert était trop avancé pour être arrêté.
Mme Ouellet avait justifié sa décision d’arrêter les autres projets en soutenant que leur production viendrait gonfler les surplus d’électricité d’Hydro-Québec et générerait des pertes de 24 millions $.
Lors de la dernière campagne électorale, M. Piché était apparu aux côtés de Mme Marois.
Mardi, le chanteur n’a pas voulu présumer de sa position lors d’une prochaine élection.
«Je ne pense pas qu’on s’en aille en élections demain, alors je ne m’avancerai pas là-dessus, a-t-il dit. Mais je peux dire une chose: clairement, le Parti québécois en ce moment recule par rapport au Parti québécois qu’on avait en 2003 avec Bernard Landry.»