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Budget: QS revient à la charge avec son «impôt pandémique»

Le député de Québec solidaire Vincent Marissal
Vincent Marissal, de Québec solidaire Photo: Josie Desmarais/Métro

À quelques semaines du budget, Québec solidaire (QS) veut s’attaquer aux grandes entreprises avec son «impôt pandémique». Le parti d’opposition soutient avoir ressenti une «certaine ouverture» au sein du gouvernement.

«On a besoin d’argent et on en a besoin maintenant. Il faut trouver ces sources, d’une façon ou d’une autre», a signalé lundi le porte-parole en matière de finances du deuxième groupe parlementaire, Vincent Marissal.

L’élu de Rosemont remettait ainsi à l’ordre du jour la proposition d’«impôt de pandémie» de sa formation politique. Cette mesure fiscale vise à taxer plus fortement les grandes entreprises, les «gagnants» de la crise sanitaire, selon QS.

«Il y a des corporations qui ont très bien tiré leur épingle du jeu. Des supermarchés, Dollarama, mais aussi des multinationales comme Walmart, qui ont profité de la conjoncture», a exemplifié M. Marissal, lundi.

«Il faut rétablir un certain équilibre fiscal. Il s’agit d’aller récupérer une partie de l’argent que ces entreprises ont engrangé.» – Vincent Marissal, porte-parole de QS en matière de finances

L’idée de taxer les riches avait fait peu de vagues au sein du gouvernement le printemps dernier.

Selon M. Marissal, elle a fait du chemin depuis, alors que Québec s’apprête à déposer le troisième budget du mandat de François Legault. L’élu solidaire a du moins trouvé chez le ministre des Finances une oreille qu’il n’avait pas trouvée auparavant.

«La première fois que je lui ai suggéré ce genre de chose, il m’a répondu qu’il ne peut pas faire ça. La dernière fois que je lui ai parlé, il y a une dizaine de jour, j’ai ressenti une certaine ouverture à en discuter», a affirmé le député de Rosemont.

Pourtant, lundi, le cabinet du ministre des Finances s’est montré peu enclin à accepter la proposition de QS. «Les Québécois sont déjà parmi les plus imposés et taxés en Amérique du Nord. Tel que mentionné à maintes reprises, nous n’allons ni augmenter la taxe de vente, ni les impôts», a-t-on signalé dans une réponse écrite.

Des années de déficit

La pandémie a gâché les plans du gouvernement provincial. S’il nageait dans les surplus en mars dernier, le Québec tente désormais de sortir la tête de l’eau. À sa dernière mise à jour économique, le ministre des Finances, Eric Girard, prévoyait un déficit de 15 G$ pour l’exercice financier actuel.

Face à «l’incertitude» économique, l’élu de la Coalition avenir Québec s’attend à un retour à l’équilibre budgétaire dans cinq ans.

En taxant les entreprises les plus riches, Québec solidaire croit que le gouvernement pourrait investir plus efficacement dans le réseau de la santé. Déjà en novembre, la mise à jour économique rapportait des investissements jamais vus pour l’achat d’équipement médical, notamment.

«Le système de santé tombe en ruine», a affirmé Vincent Marissal, lundi. Le milieu de la culture devrait aussi bénéficier de cette redistribution, argue-t-il.

La date du dépôt du budget 2021-2022 n’a toujours pas été fixée. En temps normal, il a lieu à huis-clos au début du mois de mars. L’an dernier, il s’était tenu quelques jours seulement avant l’annonce du grand confinement québécois.

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