Soutenez

Les profs d’université réclament un chantier sur l’accessibilité aux études

Photo: Yves Provencher/Métro

Les professeurs d’université croient que le Sommet sur l’enseignement supérieur ne permettra pas de discuter en profondeur de l’accessibilité aux études post-secondaires. Ils réclament qu’un chantier de réflexion soit rapidement mis en place à la suite du sommet.

«Ce qu’on veut, c’est qu’on réfléchisse de façon approfondie et rigoureuse», a affirmé jeudi le président de la Fédération québécoise des professeurs d’université (FQPPU), Max Roy. Il a salué l’initiative du gouvernement du Québec d’organiser un sommet, mais il juge que cet événement sera beaucoup trop court pour aborder tous les enjeux du système d’éducation post-secondaire.

Le chantier de réflexion que demande la FQPPU doit être organisé au sein d’un conseil des universités. Celui-ci doit être ressuscité, d’après M. Roy. Il permettrait, selon lui, d’obtenir une vision d’ensemble du réseau universitaire et de documenter l’état dans lequel il se trouve.

La FQPPU a formulé, jeudi, plusieurs propositions pour alimenter le débat sur l’accessibilité aux études post-secondaire. Une contribution post-études ou même des mesures fiscales mis en place après l’obtention du diplôme mériteraient d’être envisagées, d’après les professeurs d’université. Ils suggèrent en outre de nationaliser le système de prêts et bourses. «C’est quelque chose de tout à fait avantageux, a dit M. Roy. Les prêts produiraient des intérêts au bénéfice de l’État.»

La FQPPU, qui s’est positionné contre une hausse des droits de scolarité, est en faveur d’une contribution «raisonnable» des étudiants au réseau universitaire. Selon son président, les études supérieures représentent un «investissement collectif».

«Pour que nous puissions faire valoir nos projets et combler nos ressources, il faut des engagements fermes de la part du gouvernement, a déclaré Max Roy. Ça va demander des investissements. C’est inévitable. On ne peut pas imaginer qu’on va améliorer le système d’enseignement à court terme en ajoutant de petites sommes pour régler des problèmes ponctuels ici et là. Il faut une décision d’ensemble et il faut une vision à long terme.»

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.