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Malgré le risque des variants, les Québécois adhèrent moins aux mesures

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Photo: Sean Gallup/Getty Images

Les Québécois baissent leur garde, et au pire moment, selon l’Institut national de santé publique. À quelques jours de voir les variants devenir la souche dominante, l’adhésion aux mesures sanitaires diminue.

C’est ce qu’ont indiqué vendredi des experts de l’organisme, qui présentaient un breffage technique sur les variants de la COVID-19. «Il y a une baisse de l’adhésion», a signifié d’emblée l’expert de l’INSPQ Gaston De Serres.

Au moment d’écrire ces lignes, près de 5200 cas d’infections aux variants ont été détectés au Québec. Et ils deviendront sans doute la souche dominante au début du mois d’avril.

«Il y a une vague, en raison des variants, qui est en mouvement, en augmentation, depuis quelques semaines», a observé vendredi M. De Serres, qui est épidémiologiste. Malgré l’essor de la vaccination, la transmission, qui se fait surtout chez les plus jeunes – généralement non inoculés –, n’est pas près de ralentir, a-t-il ajouté.

«Je pense qu’on s’en va vers une montée du nombre de cas. Que fera le gouvernement? Ça sera à lui de décider.» – Gaston De Serres, expert-épidémiologiste de l’INSPQ

Relâchement des mesures en zone rouge

Québec a décidé dans les dernières semaines de lâcher du lest. Le couvre-feu prend effet plus tard, et on ne compte plus que six zones rouges dans l’ensemble de la province.

Jeudi, Québec permettait aux lieux de culte d’accueillir 250 personnes à la fois, même en zone rouge. La semaine prochaine, les écoles rouvriront leurs portes à temps plein aux élèves de secondaire 3, 4 et 5. Pour le moment, ils étaient obligés de faire l’alternance école-maison, un jour sur deux.

«C’est là que devraient être nos enfants, à l’école à tous les jours», s’était justifié le premier ministre François Legault cette semaine. Or, rappelle l’INSPQ, l’école est aussi un des lieux d’éclosions les plus importants.

«Clairement, les éclosions dans les écoles, ça n’était pas facile. Avec les variants, ça rend le contrôle encore plus compliqué», a constaté Gaston De Serres, vendredi.

Vendredi, le premier ministre a convenu que le Québec vivait peut-être le début d’une troisième vague pandémique. Or, les décisions finales seront prises mardi prochain, a-t-il indiqué.

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