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Une première loi en matière de protection de la jeunesse pour une communauté du Québec

Photo: iStock

Aujourd’hui marque l’entrée en vigueur de la Loi de la protection sociale atikamekw d’Opitciwan (LPSAO), ce qui représente un pas de plus dans l’autodétermination des Premières Nations au Québec.

Adoptée le 3 novembre dernier, la LPSAO vise à assurer le soutien et le bien-être des enfants et des familles de la communauté qui font l’objet d’une situation problématique. La loi favorise également les services de prévention afin d’offrir un milieu sécuritaire, adéquat, culturellement adapté et propice au bon développement de l’enfant.

«L’entrée en vigueur de la LPSAO est le fruit de tous les efforts que nous avons déployés, depuis l’adoption de la loi fédérale, le 21 juin 2019. […] Nous pouvons affirmer fièrement aujourd’hui que ce défi a été relevé avec succès, dans l’intérêt de la communauté, de nos enfants et de nos
familles», a dit Jean-Claude Mequish, chef d’Opitciwan.

Rappelons que le 3 novembre dernier, Opitciwan était la première autorité du Québec, et la quatrième du Canada, à adopter sa loi sur la protection de la jeunesse.

Au nom des chefs de l’APNQL, je tiens à transmettre mes meilleurs vœux de solidarité à la communauté d’Opitciwan. Nos enfants sont l’espoir et l’avenir de nos peuples et ils méritent que nous unissions nos forces pour leur offrir un avenir prometteur. Les
gouvernements des Premières Nations prendront toutes les mesures à leur disposition pour concrétiser les initiatives visant à offrir à leurs familles et à leurs enfants des services adéquats et adaptés à leurs besoins et à leurs cultures.

Lance Haymond, chef par intérim de l’APNQL

Pour Derek Montour, président du c.a. de la Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec (CSSSPNQL), l’entrée en vigueur de la LPSAO est l’occasion pour les Premières Nations de remédier aux systèmes actuels de protection de l’enfance, trop souvent axés sur le retrait des enfants de leur foyer et de leur communauté, et séparés de leur environnement culturel. «Nous sommes persuadés que la démarche d’Opitciwan saura motiver et inspirer d’autres communautés», poursuit-il.

Rappelons que le gouvernement fédéral a conclu, plus tôt cette année, une entente avec les Premières Nations concernant la compensation et la réforme du Programme des services à l’enfance et à la famille des Premières Nations.

À propos de l’APNQL et de la CSSSPNQL


L’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) est l’organisme politique qui regroupe 43 chefs des Premières Nations du Québec et du Labrador.
La Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador (CSSSPNQL) est un organisme à but non lucratif qui accompagne les Premières Nations du Québec dans l’atteinte de leurs objectifs en matière de santé, de mieux-être, de culture et d’autodétermination.

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