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Le député Bolduc craint la colère des citoyens

Photo: Sûreté du Québec
Alexandre Robillard - La Presse Canadienne

LAC-MÉGANTIC, – Le député de Mégantic Ghislain Bolduc a prévenu mercredi le patron de l’entreprise ferroviaire impliquée dans le déraillement tragique de la fin de semaine dernière qu’il devrait éviter de s’exposer à la colère des citoyens.

M. Bolduc a fait cette déclaration à des journalistes devant une école secondaire qui accueille les sinistrés.

Des informations circulent à l’effet que Edward Burkhardt, président de Rail World, s’y rendrait mercredi afin de les rencontrer pour la première fois.

Au cours des derniers jours, plusieurs critiques ont été formulées envers les dirigeants de l’entreprise, parce qu’ils ont tardé à manifester leur présence.

M. Burkhardt, dont l’entreprise est située aux Etats-Unis, est arrivé mardi à Montréal.

M. Bolduc a affirmé mercredi que Rail World et sa filiale Montreal, Maine and Atlantic, dont le train a explosé samedi, ont été malhabiles en n’assurant pas plus rapidement une présence publique.

«C’est clair qu’il aurait pu y avoir des relations publiques un peu plus positives, un peu plus rapides, mais n’empêche à ce point-ci il ne faut pas les mettre en croix sur la place publique.»

M. Bolduc a estimé que M. Burkhardt ne devrait pas aller à la l’école polyvalente Montignac, où dorment encore des citoyens évacués.

«Je crois qu’il est trop tôt parce qu’il y a encore beaucoup de gens qui ont subi le deuil, on est dans la phase en partie colère, les gens sont choqués de ce qui leur est arrivé, il y a des membres de leur famille, de leur milieu, tout le monde perd des membres de sa famille.

«Et là on vient mettre un petit drapeau pour dire: ‘je suis ici’. C’est un peu malhabile. Je pense qu’au niveau relations, ç’a a un petit problème.»

Le député de Mégantic a mis en garde contre les conclusions hâtives concernant la responsabilité de l’entreprise dans la catastrophe.

Selon M. Bolduc, il faut laisser les enquêtes suivrent leur cours.

«Est-ce qu’on peut dire qu’on connaît les faits, a-t-il dit. Est qu’on connaît l’ensemble de la situation? Tout le monde a entendu 25 versions de l’histoire.»

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