Un travail minutieux et un encadrement rigoureux à Lac-Mégantic
Julie Dubois et une dizaine de ses collègues du Service incendie régional de L’Érable ont été appelés en renfort pour effectuer des recherches dans la «zone rouge», samedi, au cœur de la tragédie survenue à Lac-Mégantic. Le lendemain, ils étaient une dizaine de pompiers de la région à poursuivre les recherches afin de trouver de nouvelles victimes.
Au total, au cours de ces deux journées, sept victimes ont été découvertes. Samedi, Julie Dubois et son équipe ont, entre autres, fouillé les décombres du Musi-Café. La tâche est évidemment colossale. La chaleur complique également le travail des intervenants. Devant porter un masque en raison de la piètre qualité de l’air, ils doivent se relayer toutes les 45 minutes afin d’assurer leur sécurité.
Julie Dubois ne cache pas que l’encadrement sur le terrain est excessivement rigoureux. «Rien n’est laissé au hasard et la sécurité des intervenants demeure une priorité. C’est pour cette raison, notamment, que deux bâtiments fragilisés ont été démolis dimanche. Nous travaillons dans des conditions extrêmes, sous une chaleur étouffante. C’est exigeant, mais rien n’est épargné pour que tout se déroule dans l’ordre», a-t-elle raconté.
Et les recherches, on le comprendra, sont minutieuses. Ce n’est pas imagé de dire que les pompiers et les policiers passent le site au peigne fin. Dans les faits, plusieurs travaillent avec des balais, alors que le moindre élément peut faire la différence dans l’identification d’une victime. «C’est un immense casse-tête, a lancé la pompière de L’Érable. Des pièces d’un demi-centimètre peuvent mener à l’identification d’une personne. C’est ce qui explique que l’enquête et les recherches devraient être longues.»
À certains endroits, lourdement touchés par le déraillement du train, les autorités avancent que les sinistrés devront patienter des mois avant de pouvoir regagner leur domicile.
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Bien qu’ardues, les recherches progressent. Dimanche, entre autres, un wagon a été éventré, permettant aux intervenants d’y retirer le pétrole. Considérant l’ampleur du travail qui reste toujours à effectuer, il n’est pas écarté que des pompiers de L’Érable soient appelés à retourner sur les lieux de la tragédie dans les prochaines semaines. «Avant d’être appelés en renfort, nous devons offrir notre disponibilité. L’exigence et la complexité des recherches font en sorte que l’aide est appréciée», a fait valoir Julie Dubois.