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Lac-Mégantic: des travailleurs à fleur de peau

Photo: Jacques Boissinot/La Presse Canadienne
Véronique Demers - TC Média

Le sergent Steven Montambeault a livré, jeudi, un poignant témoignage sur son travail au coeur de la zone rouge, à Lac-Mégantic. Le superviseur du service d’identité judiciaire de la Sûreté du Québec (SQ) pour les régions de l’Estrie, de la Mauricie et du Centre-du-Québec ne voit plus la couleur verte de la même façon.

«Sur les lieux, on retrouve du pétrole brut. C’est un vert foncé qui n’était pas laid, mais qui l’est devenu. Le vert, c’était ma couleur préférée, mais ça risque de changer. Je suis marqué à vie par cette couleur-là», a affirmé M. Montambeault, la voix chevrotante.

Malgré ses années d’expérience sur le terrain à sillonner des scènes de crime, M. Montambeault est visiblement ému par la scène gigantesque. Il se dit aussi impressionné par la volonté des gens avec qui il travaille

«Ce ne sera pas fini tant qu’on n’aura pas fini l’ensemble de la scène. On est une quinzaine de l’identité judiciaire à se relayer chaque jour, avec trois ou quatre pathologistes. Des techniciens en identification de véhicules sont arrivés mercredi. Il y a une grande quantité de personnes qui travaillent ici», a poursuivi M. Montambeault.

Trois hommes «tombés au combat»

«Les journées sont longues et les nuits courtes. Mais ça va, les gars tiennent le coup. L’humidité et la chaleur sont problématiques. Il a fallu enlever nos chemises d’uniforme. On doit forcer tout le monde à prendre des pauses, à boire», a souligné le sergent superviseur du service de l’identité judiciaire.

Steven Montambeault a indiqué qu’aucun pépin majeur n’est survenu, mais le travail est néanmoins ardu. De grandes variations sur l’intensité des émanations de gaz sont observées sur le site. Les professionnels du service en identité judiciaire commencent leur travail avec un demi-masque, et progressent avec un masque plein visage, pour terminer avec un masque muni d’une bonbonne d’oxygène.

Malgré toutes les précautions prises pour assurer les meilleures conditions de travail aux professionnels oeuvrant dans la zone rouge, trois hommes de l’identité judiciaire sont «tombés au combat». «Ils cherchaient avec le reste de la gang, mais n’ont pas été en mesure de continuer, mais on a eu du soutien de nos supérieurs», a assuré M. Montambeault.

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