Décontamination à Lac-Mégantic: Québec n’entend pas payer la facture
S’il n’en tient qu’au ministre responsable du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs, Yves-François Blanchet, les citoyens du Québec n’hériteront pas de la note certainement fort salée qui découlera des travaux de décontamination qui sont réalisés à Lac-Mégantic à la suite des dommages causés par le déraillement du train de la Montreal, Maine & Atlantic (MMA) Railway.
Mé Blanchet a d’abord rappelé, en entrevue à TC Média, qu’en pareille situation, la Loi sur la qualité de l’environnement confère au ministre de l’Environnement le pouvoir de lancer les travaux de décontamination, sans avoir à passer par le Conseil des ministres, et de s’assurer que les entreprises responsables assument la facture.
Celui-ci a toutefois reconnu, sans donner plus de détails, que dans le cas de Lac-Mégantic, il y a des éléments qui relèvent du ministère de la Justice.
«J’affirme cependant que nous [le gouvernement du Québec] avons le pouvoir de faire en sorte que ce ne se soient pas les citoyens qui assument la facture, parce que ça, ça n’arrivera pas», a affirmé M. Blanchet, sur un ton qui se voulait rassurant.
Présent à Lac-Mégantic
Questionné à savoir s’il attendait retourner à Lac-Mégantic prochainement, Yves-François Blanchet soutenu que la région éprouvée fera sans doute partie de ses destinations privilégiée durant son mandat à l’Environnement.
«Je vais devoir retourner à Lac-Mégantic de façon assez régulière pendant les prochains mois. La rapidité de notre arrivée là-bas a été un facteur positif et je pense que cette présence a contribué à l’efficacité de notre intervention. Si le fait d’avoir été présent a été un facteur positif dans la gestion des problèmes là-bas, on va continuer de l’assurer», promet le ministre de l’Environnement.
M. Blanchet ne cache pas qu’au début, lui et d’autres ministres se sont questionnés sur le fait que leur présence là-bas pouvait devenir en quelque sorte embarrassante.
«Notre crainte au départ, c’était d’être dans les jambes du monde. On a vite compris cependant que les citoyens de Lac-Mégantic demandaient à leurs acteurs politiques de se manifester. On a pu constater aussi que notre présence donne aux équipes sur le terrain une espèce de caution pour les décisions qu’ils ont à prendre et sur les gestes qu’ils posent, une validation rapide, en quelque sorte, des autorités politiques», plaide Yves-François Blanchet, qui réitère que le ministère de l’Environnement, et lui-même, à l’occasion, seront présents sur le site jusqu’à la fin de la décontamination complète.
Qu’en sera-t-il alors de ses vacances estivales?
«La fonction de ministre, du moins à l’Environnement, ne permet pas de vacances au sens où on l’entend habituellement. Je ne peux pas dire: « Pendant deux semaines, vous ne pouvez pas me joindre ». Donc, tous les matins, je réserve une heure, parfois plus, selon les niveaux d’urgence, pour mes fonctions, mais je me garde du temps pour récupérer», a expliqué M.Blanchet, non sans faire remarquer à juste titre que bon nombre des catastrophes environnementales ou climatiques ont lieu l’été.