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La parole à… Tania Kontoyanni, sur le mois de l'archéologie

Le mois de l’archéologie se déroulera tout le mois d’août partout au Québec. L’événement propose 75 activités sur 56 sites. Métro s’est entretenu avec la porte-parole, la comédienne Tania Kontoyanni.

Pourquoi un mois de l’archéologie?
L’archéologie est loin d’être un devoir. En fait, ça devrait être un droit de citoyen de connaître l’histoire de la Terre et d’être curieux à ce sujet. À partir d’un petit fragment de l’histoire, on fait des découvertes extraordinaires et on ressent des émotions.

Parlez-nous de ce plaisir…
C’est à la fois l’aspect scientifique de voir ces chercheurs qui étudient et analysent et le côté plus artistique, plus Indiana Jones de la chose, qui réveille en nous le plaisir. C’est le fait de se dire qu’à côté de chez nous, il y a des sites archéologiques qui nous replonge 12 000 ans en arrière.

Quand on pense à notre histoire, on se limite souvent aux 400 dernières années, à l’établissement français. Pourtant, l’histoire remonte beaucoup plus loin. Y’a-t-il un mythe à briser?
Absolument. Notre identité est bien sûr fortement liée à nos origines européennes, mais il ne faut pas oublier l’aspect géographique. Le rapport sacré des Amé­rin­diens avec la nature est très fort et on y trouve une partie de note identité en s’y reconnectant.

Comment avez-vous été initiée à l’archéologie?
Mes parents sont grecs et je suis née dans la ville de Québec. Dans cette ville, on se promène et on sent l’histoire. J’ai voyagé très jeune en Grèce, le berceau de la civilisation où l’on voit des vestiges quotidiennement. En Grèce, l’histoire et la curiosité sur l’histoire sont considérées comme des droits. D’ail-leurs, les Grecs ne paient pas pour visiter leurs musées. Il n’y a que les touristes qui doivent défrayer le coût d’entrée.

Faut-il être un expert pour participer au Mois de l’archéologie?
Pas du tout. Il faut simplement avoir envie de se promener et de développer notre curiosité. J’étais l’autre jour au musée Marguerite-Bourgeoys à Montréal. La guide m’a dit qu’il y a 10 ans, ils ont retrouvé sur les lieux, par hasard, des vestiges de la première chapelle montréalaise. C’est ça l’archéologie. C’est aussi un moyen de se mettre les deux mains dans la terre.

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